Ï3ES0IN DE CALORIQUE
lient ensuite les plus fortes chaleurs, et les mois les plus favorables sont ceux de chaleur modérée. Ainsi d'après des observations faites en 1818 et 1819, la mortalité des enfants est aux naissances, 1° dans le Nord, comme i est à 7,96; 2° dans le Midi, comme i esta 10,72. Dans le JMidi, la mortalité diminue dès mars; dans le Nord, dès avril seulement; et le minimum de cette mortalité est, dans le Midi^ en mai ou avril ; dans le Nord, en juin. Dans les deux, les fortes chaleurs sont nuisibles. Le Midi de la France est donc phis favorable aux enfants dans toutes les saisons. D'après M. Quetelet, pour ÛQWTi. enfants qui meurent en janvier, il n'en meurt qu'un en juillet. A Genève, d'après M. Lombard, la mortalité pour les enfants nouveau-nés est double en janvier de ce qu'elle est en juillet et août.
D'autres recherches, faites par M. Herrmann, et consignées dans les Annales dhjgiène , prouvent qu'en Russie la mortalité des enfants est effroyable; et celles de M. Patin, à Troyes, donnent à très peu de différence près le même résultat (1).
(i) M. le docteur Paliii annonce cependant un résultat contraire, et il prétend que la saison froide n'est véritablement nuisible qu'aux vieillards, dont elle augmente sensiblement la mortalité ; tandis que l'été est plus fâcheux pour les enfoiits. L'erreur de M Patin vient de ce qu'il confond , sous le titre d'eiifuiice , les dix premières aunées de la vie; car il résulte de ses tableaux même, que l'hiver compte le plus de mortalité parmi les enfants d'un mois, de trois mois, de six mois et d'une année. Voici l'ordre de