BESOIN DE MOUVEMENT
le moncle coimaîi: ce trait de la viu de Socrate^ qui resta vingt- quatre heures entières livré à la méditation, sans remuer, sans chaiîger de position, immobile comme une statue. Les bonzes de Tlnde s'imposent aussi des pénitences semblables.
Dans ces cas, il y a peut être compression exagérée du besoin de mouvement, mais enfin il y a preuve démonstrative que la volonté a sur lui de l'empire. Cet empire sera toujours légitime toutes les fois qu'il aura pour but l'intérêt de l'organisme entier et de ses nombreuses facultés. Cependant n'oublions pas que ce besoin n'a pas été donné à l'homme sans nécessité, et qu'il doit sacrifier quelque chose à ses exigences, surtout chez les enfants; un rien les distrait, les émeut , les agite, les arrache au travail, les détourne de toute contention d'esprit prolongée. L'éducation doit tenir compte de ce besoin, et permettre à l'enfant, souvent dans la journée, de s'y livrer en toute liberté.
Nous ne nous étendrons pas plus au long sur ces premiers besoins, dont l'histoire est plutôt du ressort de rhygiène des fonctions organiques, que de l'hygiène morale; il nousasiîfhde montrer leur contact avec Fintelligence et la volonté , et l'influence réciproque que le moral doit exercer sureux^ et qu'eux-mêmes ont droit d'exercer sur le moral.