‹ Hygiène morale; ou, ApplicationChapitre 25 sur 46 · DESTRUCTIVITÉ · texte numérisé non relu

DESTRUCTIVITÉ

produire à peu près ce qui nous a frappé lors du défaut de combativité; il y a trop de laisser-aller daris les fonctions organiques et animales, la réaction contre les influences délétères est nulle , les mouvements critiques sont difficiles et imparfaits ; les premiers besoins, mal servis, ne sont pas suffisamment satisfaits , et* les facultés intellectuelles et morales ne sortent que difficilement de leur torpeur pour venir au secours de l'organisme languissant, ou pour remplir la mission élevée qui leur a été confiée.

Quant aux résultats de Texcès contraire à celui dont nous venons de parler, ils sont patents.

Qu'on se rappelle ceux de l'influence d'une combativité trop forte , ils y sont bien analogues. Ici , en effet, qui ne voit que puisque ce penchant entraîne les mouvements les plus désordonnés, les passions les plus féroces , il ébranle toute la machine animale : un homme qui tue son semblable, c'est un cratère qui, dans le bouillonnement de ses entrailles enflammées, vomit autour de lui la mort et la destruction. L'homme irritable et sans cesse en colère sent se précipiter les battements de son cœur et le cours du sang dans ses artères; il épuise sa force nerveuse et s'expose à briser la trame de ses tissus; aussi n'échappe-t-il au feu dévorant des inflammations que par de bienfaisantes effusions de sang spontanément développées ou pratiquées par

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