‹ Hygiène morale; ou, ApplicationChapitre 4 sur 46 · BUT ET ENSEIGNEMENT · texte numérisé non relu

BUT ET ENSEIGNEMENT

Elle s'adresse au médecin et lui dit : les mêmes influences font yivre et mourir l'homme, et toutes les causes des maladies se retrouvent dans l'histoire des modificateurs des fonctions. Le médecin qui ignore comment l'homme sait résister au froid, ne pourra rien comprendre aux maladies occasionnées par ce funeste agent. Celui qui n'a pas constaté comment l'organisation était si diversement modifiée par les différentes espèces d'aliments, ne verra que mystères dans les maladies engendrées par l'intempérance, la gourmandise et l'ivrognerie. Mais à quoi bon poursuivre cette énumération ? est-il une seule infirmité humaine qui puisse être dite entièrement spontanée, même parmi celles dont les causes échappent à nos sens ? Il n'y a pas plus de maladies spontanées que dç

DE l'hYGIFNE. XI

maladies envoyées par la colère du ciel; et lorsque nous ne pouvons pas trouver de causes, il faut avouer notre ignorance, et non pas accuser la nature d'un effet sans cause, c'est-à-dire de l'impossible. Ainsi, l'Hygiène sert le médecin en lui faisant connaître l'origine des maladies.

Elle va plus loin encore, elle l'aide à résoudre le problème de leur durée, car ce sont encore les mêmes influences ou des influences analogues qui entretiennent le mal une fois développé.

Enfin l'Hygiène ne quitte le médecin qu'après lui avoir appris que c'est encore à ces mêmes modificateurs de la vie qu'il faut qu'il s'adresse pour guérir, car leur direction convenable sera souvent plus

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