XII BUT KT ENSEIGNEMENT
puissante (i) que les médicaments les plus héroïques, et dans tous les cas elle devra en seconder l'emploi.
Tels sont les services que l'Hygiène rend à la médecine, dans ses questions d'étiologie, de pathologie et de thérapeutique (causes, marche, traitement des maladies).
Mais ici ne linit pas son rôle ; elle fournit à l'éducation ses principes les plus sûrs, car elle lui dit : ie caractère de l'enfant, ainsi que celui de l'homme, est comme la résultante de tous ses besoins, plus ou
(i) Celse a écrit optima mcdirina est non uti nicdicina : la meilleure des médecines est celle qui se passe de médecine. Et l'Ecole de Salerne a dit en vers :
Si libi tleficiant medici , medici tibi fiant,
Haec tria : mens hilaris, requies moderata, diaeta.
A défaut de médecins , prends pour médecins trois choses : gaieté d'esprit, diète et repos modéré.
DE l'hygiène. X[|[
moins éuergiquement exprimés les uns que les autres; et l'éducation doit enseigner le bien qui résulte, pour l'ensemble , de la satisfaction de chacun d'eux dans de justes limites. Pour cela, il faut quelle les connaisse, qu'elle sache quel est leur but primitif, comment ils naissent, comment ils grandissent, comment ils dévient de leur marche régulière, soit qu'ils n'atleignent pas le but, soitqu'ils le dépassent, soit qu'ils passent à côté; car il est temps de ne plus traiter l'homme comme un être abstrait, ne s'adressant qu'à son intelligence comme s'il n'était pas aussi un être instinctif et sensible, long-temps sensible et instinctif avant de devenir raisonnable, et mû beaucoup plus souvent par ses besoins de première nécessité, ou par ses sentiments et ses affections, que par son intelligence.