‹ Hygiène moraleChapitre 17 sur 63 · PUISSANCE MÉD1CATRICE DE" LA FORCE VITALE · texte numérisé non relu

PUISSANCE MÉD1CATRICE DE" LA FORCE VITALE

le sujet de la nature, où le médecin n'est plus que le spectateur de ses efforts, mais où ses résultats ont pu trop souvent justifier l'accusation portée par ses antagonistes, de n'être qu'une froide méditation de la mort; et il faut dire que ce n'était pas toujours sans raison.

La force vitale, en effet, peut avoir ses déviations, ses insuffisances, ses inconnues, et ce que l'on ne saurait méconnaître , c'est qu'elle ne peut pas tout par elle seule dans l'exercice de la vie; c'est que des organes si merveilleusement disposés pour elle, où tout a été si bien combiné , si sagement prévu, ne peuvent être étrangers à ses souffrances et ne pas y prendre plus ou moins de part, si ce n'est la première part, dans un grand nombre de maladies où la sollicitude du médecin doit être en éveil pour leur diagnostic, comme pour leur traitement. Mais l'on ne saurait nier pour cela que la force vitale n'ait le premier et le principal rôle dans l'état pathologique, comme dans l'état physiologique; qu'elle n'ait même celui d'initiative dans l'invasion du plus grand nombre des maladies aiguës, tous les organes lui étant alors subordonnés, et aucun

d'eux n'ayant par eux seuls aucune action physiologique.

Ce qui nous démontre toute la puissance per se de la force vitale, c'est ce fait incontestable que les maladies qui éclatent avec le plus de violence ne sont pas celles qui nous révèlent, en général, des lésions anatomiques bien déterminées, ni celles qui donnent le plus de prise aux moyens de traitement qui leur sont opposés. Loin delà, et quelque étrange que puisse paraître le fait, il est d'expérience presque vulgaire que les "grands phénomènes morbides d'innervation, soit du sentiment, soit du mouvement, soit de l'entendement, sont d'autant plus violents qu'ils s'accomplissent en dehors et en l'absence de toute lésion anatomique appréciable, c'est-à-dire en vertu d'une étiologie purement dynamique..

Au besoin, les exemples ne nous manqueraient pas pour justifier cette proposition; il suffirait pour cela de citer les cas d'hystérie, de catalepsie, d'épilepsie et autres , dont les caractères anatomiques

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