‹ Hygiène moraleChapitre 19 sur 63 · PUISSANCE MÉDTCA.TRICE DE LA FORCE VITALE · texte numérisé non relu

PUISSANCE MÉDTCA.TRICE DE LA FORCE VITALE

organiques, pour les animer, leur donner le sentiment et le mouvement, à l'aide des différents ordres de nerfs qui président à leur exercice, savoir :

i° Des nerfs cérébraux, qui sont ou spécialement et purement sensitifs (l'olfactif, l'optique, l'acoustique), ou sensitifs et moteurs, en même temps, dans leur rôle d'association des deux vies extérieure et intérieure (le pneumo-gastrique, le glosso-pharyngien, le diaphragmatique).

2° Des nerfs spinaux qui président, à la fois, au sentiment et au mouvement, en raison de leur double racine, où il a été permis de démontrer que les racines postérieures sont affectées à l'exercice du sentiment, les racines postérieures à celui du mouvement.

3° Des nerfs ganglionnaires qui concourent, avec des filets latéraux de la moelle, à tous les actes de la vie nutritive ou involontaire, à la digestion, à la respiration, à la circulation, à l'absorption, aux sécrétions et excrétions ; ce qui fait qu'en vertu de ses attributions multiples, le système nerveux, dans son unité même, demeure chargé de présider à la vie tout entière. Il a suffi au génie de la création de

disposer sur le trajet des cordons nerveux, soit des anastomoses, soit des renflements ou ganglions, comme autant de petits cerveaux chargés d'opérer les modifications qui donnent aux uns la puissance du sentiment, à d'autres celle du mouvement, à tous un centre de perception, avec des aptitudes physiologiques qui échappent à toutes nos explications, mais où tout s'accomplit, pour chaque service distinct, avec une admirable harmonie dans l'exercice des lois de la vie.

En faisant une aussi large part à la force vitale dans l'état physiologique et pathologique, en signalant le rôle important qu'elle prend dans l'invasion, la marche et la solution des maladies, on ne me demandera probablement pas si je suis vitaliste ou organiciste. J'ai lieu de penser que les faits que j'ai exposés dans ce chapitre, me tiendront lieu de réponse.

La question de vitalisme ou d'organisme n'est plus, en effet, une question d'école, ni une question

Page 1