‹ Hygiène moraleChapitre 43 sur 63 · PREMIERS EFFETS DE L'HABITUDE · texte numérisé non relu

PREMIERS EFFETS DE L'HABITUDE

Mais dans cette course plus ou moins longue, qui mesure déjà la vie de l'homme, l'habitude aura aussi ses faiblesses, ses égarements, ses dangers même qu'il faut prévoir et redouter pour les destinées humaines, car on s'accoutume au mal comme au bien, à l'erreur comme à la vérité, au vice comme à la vertu; et tel sera pour l'intelligence un des trop fréquents effets de l'habitude, qu'elle saura l'entretenir dans des préjugés de routine et d'ignorance, dans des pratiques aveugles, en présence des progrès, des innovations, de toutes les conquêtes de la science; tel sera aussi pour la morale un redoutable écueil de l'habitude, qu'elle se complaira souvent dans une perfide oisiveté d'où peuvent naître tous les genres d'intempérance et de vice; et tel sera même son aveuglement, à l'égard de la santé, qu'au mépris de la raison, elle saura l'entraîner dans des écarts qui la mineront sourdement et la conduiront fatalement à sa ruine.

Et combien aussi de mécomptes et de déceptions dans l'habitude, quand elle poursuit des espérances toujours vaines, toujours fugitives, quand elle voit disparaître, dans la réalité, des rêves de bonheur

qu'elle avait pu ravir à l'imagination, quand elle n'a su donner de véritables jouissances que pour en rendre les privations plus cruelles, et quand enfin, arrivée à la satiété de toutes ses convoitises, elle n'en aperçoit plus que le vide et le néant, tombe dans l'indifférence, dans le dégoût et le mépris de la vie, si ce n'est dans le besoin du suicide!

L'habitude est donc encore un sujet d'étude bien digne de toutes les méditations de la philosophie, bien digne aussi de toutes les sollicitudes de la médecine, et, ce qui doit le plus étonner, c'est de voir les physiologistes et les moralistes se donner, pour ainsi dire, le mot pour en parler souvent, mais sans en rien dire.

Pour traiter la question d'habitude à tous ses points de vue, il faudrait, je le sais, transporter la biologie tout entière dans l'idéologie; il faudrait décomposer l'homme physique , l'homme moral, l'homme intellectuel, jusque dans leurs éléments les plus intimes; il faudrait saisir les liens de corré-

lation qui les unissent et qui les enchaînent solidairement dans leurs actes respectifs, dans leur but commun, il faudrait être tout à la fois-Bichat, Descartes, Newton; mais pour rester dans les termes de notre programme, dans les seules limites de l'observation, il nous suffira encore de prendre les faits tels qu'ils se présentent naturellement à l'esprit, dans l'ordre physiologique, et d'en déduire, s'il se peut, quelques conséquences pratiques.

Nous sentons par habitude, nous agissons* par habitude, nous pensons par habitude, et c'est sur ce trépied de la vie que se pose tout entière la question que nous avons à étudier comme pouvant intéresser plus spécialement l'hygiène et la médecine.

Et d'abord, il faut bien le dire, sans l'habitude, il

n'y aurait pas de sensations proprement dites, il n'y

aurait que des impressions vagues, confuses ou

douloureuses ; l'enfant ne salue le jour pour la

première fois que par des cris de souffrance; le

seul contact de l'air irrite tous ses organes, sans P. Jolly, Hygiène. 9

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lui permettre de sentir; la lumière inquiète et tourmente ses yeux, sans qu'il puisse voir; le bruit étonne et assourdit ses oreilles, sans qu'il entende; toutes les émanations odorantes qu'il respire ne font que susciter en lui l'éternument , le hoquet et la toux, sans qu'il perçoive les odeurs, et le toucher lui-même, le sens rectificateur des autres sens, le sens intellectuel par excellence, le toucher ne pouvait être que le fruit de l'éducation et de l'habitude.

Que si nous reprenons chaque sens en particulier, nous trouvons pour tous également des effets nécessaires d'habitude dans leur exercice : et, pour la vue d'abord, il ne suffisait pas pour voir que l'enfant reçût l'impression de la lumière, il fallait qu'il apprît à diriger ses regards vers tel point éclairé, de manière à ne fixer qu'un seul objet, bien qu'il reçoive en même temps l'impression de deux images. Il fallait aussi, pour voir dans l'obscurité comme dans l'éclat du jour, qu'il prît l'habitude de donner à ses paupières le degré d'ouverture nécessaire, afin de

n'admettre que la quantité de lumière affectée à la vision. Il fallait même que l'habitude lui apprît à saisir la distance voulue entre l'objet visible et la rétine, afin de régler la loi de réfraction des rayons lumineux sur la conformation individuelle du globe oculaire; toute infraction à ce concours de conditions aurait pu rompre l'axe visuel, opérer des diffusions de lumière, donner lieu à des anomalies de la vision, même à des déformations de l'œil.

C'est par l'habitude, d'ailleurs, que les yeux apprennent à distinguer les nuances et les combinaisons de couleurs, à saisir les effets de perspective dans la contemplation de la nature, dans la distribution des figures, des objets et des ombres d'un tableau, à apprécier les beautés de l'art dans la peinture et la sculpture. C'est aussi par l'habitude qu'un lecteur embrasse d'un seul coup d'ceil toute une phrase de caractères d'impression pour la faire passer dans son esprit, avant de l'émettre devant un auditoire; de même que c'est par l'habitude qu'un musicien déchiffre si facilement une page de musique et aperçoit si rapidement l'effet harmonique d'une partition ou d'une symphonie.

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Et n'est-ce pas encore comme fruit précieux d'habitude, qui équivaut souvent à une science intuitive dans sa pratique, que le médecin apprend à lire sur la physionomie d'un malade, à découvrir dans l'analyse de ses traits le genre d'affection dont il est atteint, à déterminer le siège et la gravité du mal, avant même d'avoir invoqué tous les moyens d'exploration dont il peut disposer pour éclairer son diagnostic et son traitement?

— Pour l'ouïe, comme pour la vue, l'épreuve de l'habitude est également indispensable : il faut aussi, pour entendre, que l'habitude ait pu mettre d'accord l'instrument de l'audition avec le degré d'intensité du son ; il faut qu'elle ait su donner à la membrane du tympan la tension voulue pour en recevoir l'impression dans une juste mesure, et cette loi, quoique inaperçue dans les rapports sociaux, est de rigueur jusque dans les conversations intimes, où le sourd n'entend guère que les personnes qui ont l'habitude de lui parler, même à voix basse,

et dont le son de voix a pu se mettre en harmonie avec son ouïe.

C'est aussi par habitude, et par une habitude purement passive, que l'oreille apprend à juger la distance des lieux et des objets, par les degrés d'intensité et d'acuité du son; qu'elle parvient à suivre l'articulation et l'enchaînement des mots dans le mécanisme de la parole; qu'une oreille vulgaire même sait distinguer les nuances de son de la gamme, sans avoir aucune connaissance de la musique, et sans avoir aucune idée théorique des vibrations sonores et des lois de l'acoustique; il y a lieu de croire même que, livrée à la seule puissance instinctive, l'oreille ne concevrait pas de fausses notes, comme il arrive de l'effet imitatif d'une interlocution qui a pu rompre l'échelle diatonique de la voix et donner lieu à une fausse intonation qui peut persister indéfiniment, se traduire ainsi en une habitude de parler et de chanter faux (Maine de Biran).

Pour bien entendre, l'habitude de bien écouter est aussi nécessaire que celle de bien regarder pour bien voir; mais il est des oreilles, comme il est des yeux^ que domine l'habitude de la distraction et qui,

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incapables d'attention sérieuse, n'entendent que trèsimparfaitement et ne tirent de leur audition que des résultats incomplets, que des jugements faux ou mal éclairés.

Ai-je besoin de dire aussi combien le sens de l'ouïe peut être précieux pour le médecin qui a su acquérir l'habitude de l'exercer dans sa pratique, quelles lumières il pourra lui offrir, en l'absence même de tous troubles fonctionnels, dans la recherche d'une maladie qui a pu échapper aux autres sens, et qui lui permettra de déterminer avec une précision toute mathématique son siège, son étendue, ses limites, d'apprécier ainsi les chances de curabilité, l'opportunité des médications, de prévoir même le sort des traitements.

— lia bien fallu aussi que l'homme apprît par habitude à sentir et à distinguer les diverses émanations de l'air pour atteindre le but physiologique de l'odorat; moins privilégié que les animaux pour l'exercice de ce sens, il n'a d'abord qu'une {aible

idée des odeurs et la condition d'éducation ou d'habitude lui était nécessaire pour apprendre à les discerner, à rechercher celles qui lui sont agréables, à fuir celles qui lui sont nuisibles ou même dangereuses; mais avec les progrès de l'âge, avec l'habitude, l'odorat peut acquérir, chez l'homme même, toute la finesse qui est l'attribut plus spécial de certains animaux ; il pourra aussi suppléer d'autres sens, la vue même dans l'obscurité; il permettra à l'aveugle de franchir le foyer domestique et de se guider dans des excursions lointaines par les seules émanations odorantes des lieux qu'il parcourt. 11 pourra même, si Ton en croit les voyageurs, permettre à certains peuples sauvages, qui ont appris à l'exercer, de suivre à la piste le gibier, d'éclairer le chasseur, de distinguer la trace d'un blanc de celle d'un noir, l'odeur d'un Africain de celle d'un Européen (Lecat).

C'est l'habitude ou l'éducation spéciale de l'odorat qui a su créer l'art du parfumeur, cet art qui, d'antique origine, ne vieillit guère que pour dissimuler son âge, avec les progrès de la civilisation, pour accroître chaque jour son domaine dans de nou-

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veaux produits, les varier, au gré des sens, des goûts individuels, de l'opinion et du caprice, dans des raffinements contre lesquels l'hygiène a dû souvent protester A.

Mais l'odorat, comme on le sait, n'est pas seulement un sens de luxe affecté à la vie de relation, il est aussi un sens conservateur de la vie nutritive. Il est le sens de l'appétit, ou, comme l'a dit Buffon, la sentinelle des saveurs. On ne confie rien à l'estomac qui n'ait subi l'épreuve de l'olfaction ; on flaire les aliments avant de les goûter, comme on les goûte avant de les livrer à l'estomac ; ce qui a pu faire dire à Rousseau que le sens de l'odorat est au goût ce que le sens de la vue est au toucher. Il le prévient, en effet, il l'avertit à l'avance des impressions qu'il doit recevoir du contact des substances alimentaires.

Il n'est donc point indifférent, comme principe d'hygiène, de conserver à l'odorat toute sa pureté d'action physiologique, et ce n'est pas en abusant de tous les genres de stimulants directs et capables

i. Piesse. Des Odeurs, des Parfums et des Cosmétiques. 2e édition. Paris, 1877.

d'émousser la sensibilité de la pituitaire; ce n'est pas surtout, en bourrant habituellement les narines d'une poudre irritante, acre, stupéfiante et si gratuitement introduite dans nos mœurs, qu'il est permis de l'espérer; loin de là, une expérience trop vulgaire a pu démontrer que le plus ordinairement l'habitude de priser entretient un coryza permanent, qui pervertit et anéantit même le sens de l'odorat, sans préjudice d'ailleurs d'autres inconvénients plus graves que l'observation n'a pu que trop souvent signaler comme effet de l'abus du tabac * ; et ce n'est certainement pas le médecin qui pourrait les ignorer, ni lui qui pourrait méconnaître tous les avantages qu'il peut trouver de l'application de l'odorat dans sa pratique.

C'est avec l'odorat, disait Bordeu, que j'ai appris à distinguer la nature des maladies, par l'odeur spécifique des sécrétions, plus encore que par tous les moyens les plus ingénieux d'exploration; et, en effet, tout praticien qui a su conserver l'intégrité de ce sens et qui sait en faire une intelligente appli-

i. Voyez P. Jolly, Le Tabac et l'Absinthe. Paris, 1875.

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cation, distinguera toujours facilement l'odeur sut generis qui émane du plus grand nombre des maladies. Le médecin ne saurait donc assez se pénétrer d'un précepte d'école trop négligé de nos jours, à savoir : que les disciples d'Hippocrate devraient être aussi des disciples d'Epicure, sinon pour leur philosophie et leur morale, du moins pour l'éducation et le perfectionnement de leurs sens.

— Le goût ne saurait non plus se passer d'habitude. 11 ne lui suffit pas qu'une substance sapide touche une première fois le palais pour qu'il puisse en déterminer la nature; il en demeurera incertain jusqu'à ce qu'il ait appris à se connaître, à se juger, et ce n'est que par l'habitude qu'il saura déterminer une saveur insolite, saisir le degré de sapidité des aliments, régler le choix, l'opportunité, la qualité, la quantité des condiments. On ne fait pas un Vatel d'emblée, comme on n'improvise pas non plus ces habiles gourmets qui ont su acquérir par l'habitude de la dégustation l'art de découvrir l'origine, l'âge,

la nature, la pureté, le mélange ou l'altération des divers crus du vin ; art auquel nous rendons une sorte d'hommage, quand nous invoquons officiellement, en* vue d'expertise, son témoignage et son jugement.

Mais si le sens du goût peut acquérir un tel degré de perfection par de sages et intelligentes habitudes, il peut être affaibli, perverti, anéanti par des habitudes contraires, et, comme témoignage de cette vérité, demandez-le à tous ceux qui se vouent tout à la fois et sans mesure au culte du tabac, de l'absinthe et de tous les spiritueux, et tenez déjà pour certain qu'ils ne sentent plus rien, absolument rien que des effets d'irritation locale, qui se sont substitués à la sensation du goût, et qui n'attendent que les dégénérations organiques, qui en sont un si fréquent résultat.

— L'homme est sans contredit, de tous les animaux, le plus favorablement organisé pour apprécier les propriétés tactiles des corps qui l'environ-

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nent; il est celui qui en reçoit le plus naturellement et le plus directement les impressions, celui qui pouvait le mieux trouver en lui-même un thermomètre capable de l'éclairer, de l'avertir, de le prémunir contre toutes les atteintes du dehors, contre toutes les variations de température, s'il avait su le consulter plus à propos, obéir plus fidèlement à ses conseils; mais sa nature comme sa condition sociale lui imposaient, tout en naissant, des habitudes de vêtements, capables de l'isoler du contact direct des corps extérieurs, capables d'en modifier les impressions, d'en atténuer les effets; et de là toute une hygiène plus facile à concevoir qu'à observer; de là, cette suite d'habitudes qu'il a fallu subir ou s'imposer pour se conformer à la condition du vêtement, pour l'approprier aux âges, aux sexes, aux tempéraments, aux saisons, aux climats, aux changements de température, à toutes les exigences de la condition sociale, même à celles de la mode ; toutes circonstances qui impliquent autant d'habitudes individuelles, autant de prédispositions morbides, d'où résulte déjà comme fait d'expérience bien acquis à l'hygiène, que plus les surfaces tégu-

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mentaires demeurent habituellement en contact avec les corps extérieurs et plus la sensibilité tactile s'émousse au point de rendre, pour ainsi dire, inconscientes toutes ses impressions ; plus, au contraire, le sens du tact reste soustrait aux influences du dehors, et plus il acquiert de susceptibilité, par conséquent d'aptitude aux dérangements des fonctions de la peau, à des troubles plus ou moins graves de la santé.

Il existe de telles sympathies physiologiques entre la peau et tout l'organisme, qu'il y a là toute une pathologie de solidarité offerte à l'étude du praticien. Pour se convaincre de cette vérité, il suffira d'opposer l'habitant des villes subissant avec les exigences sociales les moindres influences des vicissitudes atmosphériques, à l'homme des champs, à l'artisan, au manœuvre, qui, s'affranchissant le plus ordinairement de toute habitude de vêtement, peuvent traverser impunément tous les excès de température et donner ainsi un semblant de raison à l'immortel auteur d'Emile sur des préceptes d'éducation physique, qui ont pu trouver de sévères critiques au point de vue philosophique, mais que

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l'hygiène a dû accueillir souvent avec une juste faveur.

Confiné spécialement à la main, le toucher proprement dit n'est plus seulement un sens thermométrique, mais un sens géométrique; il n'est plus seulement un sens affecté à la vie de relation, mais un sens intellectuel, un sens capable d'acquérir par l'habitude un degré de perfection que nul être ne saurait plus lui disputer. Lui aussi tiendra lieu bien souvent des autres sens et, au besoin, saura toujours les rectifier; lui aussi saura permettre à l'aveugle de se guider par la seule lumière de ses doigts, même de discerner les nuances de couleur d'un tableau, de saisir les caractères d'impression et de lire pour ainsi dire avec ses doigts comme d'autres lisent avec leurs yeux.

De savants antiquaires devenus aveugles ont pu distinguer par le toucher une médaille fausse d'une médaille vraie; d'habiles sculpteurs également frappés de cécité dans leur carrière, ont pu continuer,

HABITUDE DFS SENS I 5ç

achever avec bonheur des chefs-d'œuvre d'art et témoigner ainsi de cette merveilleuse clairvoyance du toucher acquise par l'habitude.

Et n'est-ce pas assez dire combien le sens du toucher, bien compris et intelligemment exercé, peut fournir de lumière au médecin dans sa pratique, avec quelle sûreté de tact le chirurgien surtout saura, à l'aide de ce sens, procéder à la recherche d'une lésion inaccessible à la vue, éclairer souvent son diagnostic plus sûrement encore que par la vue même toute armée d'instruments d'optique.

Mais là ne se bornent pas encore les précieux effets de l'habitude du toucher. Associé au mouvement des doigts, le toucher pourra devenir, comme l'a dit Galien , l'instrument des instruments; il* pourra écrire, peindre, sculpter, ciseler, mettre en oeuvre toutes les conceptions du génie ; il pourra créer une autre nature dans la nature même, suivant l'heureuse expression de Cicéron : « Efficere nostris manibus quasi alteram naturam in rerum

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naturâ. » Mais tout cela ne devait être encore que le fruit de l'habitude.

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