‹ Hygiène philosophique de l'âmeChapitre 20 sur 63 · DE LA PHILOSOPHIE ET DE LA RELIGION · texte numérisé non relu

DE LA PHILOSOPHIE ET DE LA RELIGION

Nous avons fait connaître les principaux éléments la vie heureuse, depuis les biens extérieurs qui peuvent nous être ravis jusqu'à ces biens de l'âme qui en formeat le couronnement, et en dehors desquels il n'est point de véritable félicité. Si la sagesse, comme on n'en peut douter, est le plus grand des biens, la philosophie à tour est la science et la pratique même des vertus qu'ell enseigne.

Sosicrale rapporte, dans ses Successions^ que Léonte,ic: '» tyran de Phliasie, ayant demandé à Pythagore qui iC — / était : « Je suis philosophe, » répondit ce dernier. Il ajpu.l que la vie ressemblait aux solennités des jeux publics où s'assemblaient toutes sortes de personnes, les une pour disputer les prix, les autres pour commercer, d'au très, enfin, pour réformer leurs mœurs, ce qui est le bu le plus louable : c<Il en est de même de la vie, dit Pythagore; ceux-ci naissent pour être esclaves de la gloire^ ceux-là, des richesses qu'ils convoitent ; d'autres enfîn^ n'ayant de passion que pour la vérité, embrassent la. philosophie, » — « 0 vitse philosophia dux, » s'écrit Cicéron, au cinquième livre des Tusculanes, « o virtutisr » indagatrix, expultrixquevitiorum, quid non modo nos,

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