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CHAPITRE XV

DES REMÈDES A APPORTER AUX MALADIES DE L'AME ET EN PARTICULIER DE L'ÉDUCATION ET DES HABITUDES.

On ne peut regarder comme sérieux les conseils des médecins qui ont proposé des remèdes contre les passions et les vices; qui ont voulu, par exemple, combattre l'avarice parle vin, les stimulants, une chaleur libérale; l'orgueil par la diète et la saignée, etc. Ces conseils doivent être relégués avec l'opinion de ceux qui font dépendre le caractère vindicatif et sanguinaire de Marius, des veines variqueuses pour lesquelles il subit une opération sanglante, et attribuent l'ambition et la perfidie de Lysandre aux ulcères que, suivant Aristote, il avait aux jambes. On sait aujourd'hui ce qu'il faut penser de ces théories erronées, ainsi que des suivantes : Splene ^dentj (elle irascunl^ jecore amant, pulmone jactantur, corde sapiunl. Suivant Vauvenargues, les grandes pensées viennent du cœur; il faut entendre par cette expres- ^on métaphorique que les plus hautes conceptions de ^'intelligence sont dues aux nobles passions de l'âme. Il ^H est de môme de la belle pensée de Quintilien : Pectus ^t quod disertos facit et vis mentis. Ce n'est pas le cœur, 'a poitrine, mais bien la passion qui est l'âme de l'éloîvience.

Toutefois aucun observateur ne saurait nier les rap-

266 DES MALADIES DE l'aME

On a prétendu classer les vices en vice' en vices par excès. Cette classification p ji plèle, et par conséquent défectueuse comme des habitudes ou des inc|| <levoir et ii la sagesse, chacun p' .^ naître, et déterminer dans a' y.

l'homme de honte et d'à" comme des vices rinconl* gnerie, l'avarice, la pp

la malpropreté, le i* | ^ ^^^ .

songe, la paresse, I' * -^ raison, ni

en un mot, tou^ * qui est en proie à ut^

comme opposa' . rysme du cœur, ou bien à utï

Quel est ' cuand l'état mental se trouve évidem

accès dar aependance d'une lésion matérielle, comn

Mais, or ^\ dans certaines vésanies, c'est au médecin

il doî'>^le rôle qui en d'autres circonstances appartie

phi ^^orftliste. Et d'ailleurs, celui qui comprend dai

e* Jl^son étendue sa mission élevée, sait au besoin aj

^oie médecin et parler comme philosophe ; on ne

^^ira point, de concert avec les Syracusains et les Abd

;jtains, traiter de visions absurdes les méditations al

traites d'Archimède, et de folie la sagesse de Démocril

Si les maladies de l'âme n'exigent pas l'interventii

d'une médecine agissante, néanmoins elles réclame

parfois les secours d'une hygiène éclairée. La sobrié

n'est-elle pas la mère de la retenue et de la modératioi

La gymnastique, les voyages, l'exercice, le travail

l'étude ne sont-ils pas les auxiliaires de la morale, \

ennemis des vices, et môme le chemin qui mène à

sagesse ? En parlant de la nostalgie, nous avons monti

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