R SUR LA MORT BT LB BUT DB LA VIR
sout, (jue de se repiésenter rhomiiie immortel. Pourquoi ne concevrions-nous pas un ordre de choses où, le mal n'existant pas, Thomme deviendrait sans la régénération par la mort^ participant de la nature divine et l'hôte de rinfini ?
Si la philosophie véritable ne consiste pas à méditer continuellement sur la mort, et à la considérer comme étant la destination de Tbomme, nous enseigne-t-elle au moins le but et la fin de la vie? Tous les sages Tont proclamé, la vie est un combat, une épreuve, le chemin de la perfection. La plus grande gloire est celle de rhomme de bien qui immole ses passions à la vertu et ses intérêts à ceux de ses semblables. Si nous admettons que le monde physique et moral n'est pas formé par le jeu d'éléments aveugles, et de forces fatales, si, avec Leibnitz, Pascal, Descartes, Locke, Fénelon, nous reconnaissons pour créateur un Dieu parfait et souverainement bon, qui nous a formés à son image, tous nos efforts ne doivent-ils pas tendre à accomplir sa justice et à nous élever, si c'était possible, jusqu'à lui ressembler? Exercer les nobles facultés départies à chacun, faire le bien, travailler sans relâche à découvrir, à féconder les forces de la nature, chercher la vérité et la répandre, telle nous paraît être la destination de l'homme et sa fin véritable. Il n'y a pas de but plus noble à proposer à son ambition, non plus que de fondement plus solide à donner à son bonheur que la vertu, la science et la vérité. Nous devons à l'une les jouissances de l'amour, à l'autre les progrès de l'art et de l'industrie, à la troisième la connaissance de l'homme et de Dieu. L'étude même et la méditation solitaire, soit qu'on en