‹ Hygiène scolaireChapitre 10 sur 106 · Lorain, Tableau de V instruction primaire · texte numérisé non relu

Lorain, Tableau de V instruction primaire

EMPLACEMENT il

que soit la différence entre nos constructions modernes et les écoles d'autrefois, nous est-il permis de nous montrer bien fiers des progrès réalisés?

En présence de l'intérêt qui ne peut manquer de s'attacher de plus en plus aux questions relatives à l'hygiène de l'enfance, notre rôle n'est plus de regarder en arrière, pour nous déclarer satisfaits du présent.

Il faut examiner, étudier expérimentalement, discuter, décider scientifiquement des questions que la routine, l'imitation ou le hasard ont le plus souvent tranchées jusqu'ici. 11 faut comparer nos écoles, non point à celles des peuples qui font moins bien, pour jouir de notre supériorité; niais à celles des peuples, et ils sont nombreux, qui font mieux que nous en Cette matière; notre vanité pourra souffrir de certaines comparaisons: qu'importe, si, grâce à ce parallèle instructif, nos Ecoles s'améliorent, si une hygiène mieux comprise et plus largement appliquée y tient désormais un compte plus intelligent et plus juste des intérêts îles enfants qui les fréquentent?

En étudiant l'emplacement de l'Ecole, nous venons tir voir comment la nature du sol peut influer sur la salubrité de l'air qu'on y respire.

Une influence non moins importante est exercée par le milieu où se trouve placée la maison d'Ecole.

Exposition de l'École. — Dans les campagnes, la maison d'Ecole n'occupe en général qu'une portion du terrain affecté à cet usage. C'est dans cet espace, où il a ses coudées franches, que l'arcbitecle doit donner au bâtiment la meilleure exposition, l'orientation la plus favorable. La solution du problème, assez simple

quand on se soumet aux exigences de chaque localité, ne présenterait de difficultés que si l'on voulait généraliser une mesure uniforme. L'exposition favorable ne peut être décrétée d'une manière absolue; elle varie avec le climat, avec la localité. Dans le Nord, l'exposition au Midi peut être la meilleure ; dans le Sud, cette même exposition serait intolérable. Dans notre climat, une exposition mixte, sud-est et nordouest, assure l'accès du soleil le matin et le soir. L'essentiel, c'est de mettre l'École a l'abri des grands froids et des chaleurs excessives. Toutefois on n'oubliera pas que telle, exposition, favorable en apparence, et même en principe, peut, suivant la localité, être mal choisie, si, par exemple, elle place le bâtiment et ses ouvertures sous le vent dominant, sous un vent chargé de pluies, d'humidité, d'effluves ou de principes nuisibles '.

On devra donc, dans le choix de l'exposition de la maison d'École, avoir égard aux règles imposées par le climat, ou aux conditions spéciales exigées par la localité.

Dans les villes, où le terrain est plus parcimonieusement mesuré, le bâtiment occupe souvent la presque totalité de l'emplacement destiné à l'école. Rarement précédé d'une cour, il est en façade sur la rue, où l'on s'occupe souvent plus de lui donner de grands airs, que de lui assurer une exposition convenable 2.

1. Voyez nos Leçons d'hygiène à l 'usage des lycées et des écoles normales. Paris, Delahaye, 1873.

2. On verra plus loin à quelles limites étroites sont trop fréquemment réduits dans nos grandes villes le préau et les autres dcpen-

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