‹ Hygiène scolaireChapitre 11 sur 106 · EXPOSITION. I · texte numérisé non relu

EXPOSITION. I

Et pourtant cotte question d'exposition du bâtiment d'École est bien importante pour l'hygiène des enfants L'enfant est comme une plante : privé de.la lumière solaire, il pâlit, il s'étiole, il languit. Une école bien

exposée doit recevoir les rayons du soleil sur ses murs, pour qu'ils soient bien secs; sur ses fenêtres, pour que les classes et le préau couvert soient éclairés et assainis ; dans son préau découvert, pour que les enfants pendant leurs jeux se baignent dans la lumière et le soleil, qui colorent leur visage, et qui les fortifient.

Mais ce n'est pas tout : il faut encore que la lumière vienne frapper les fenêtres de la manière la plus favorable pour le travail des enfants dans la classe. L/hygiène spéciale de la vue impose à cet égard des règles qui, malgré leur importance, sont jusqu'ici peu connues, et bien rarement appliquées. Nous en parlerons à propos de Y Eclairage de jour de la classe.

Influence «lu voisinage de l'École. — Il ne suffit pas

df bien orienter l'école, de la protéger contre les vents ouïes pluies, de lui assurer l'action bienfaisante de la lumière et du soleil, il faut encore tenir compte des influences de voisinage. Quelques-unes sont favorables:

«lances nécessaires de l'école. Le terrain est cher dans les villes ; m. ;iis encore pourquoi construire l'école dans les principales art> us, dans les rues les plus passantes, alors que dans des rues voisines, moins recherchées par la spécnulion ou la mode, moins bruyantes et moins dangereuses pour les enfants, on trouverait si Facilement, à des conditions de prix beaucoup plus avantageuses, un terrain plus vaste et un emplacement plus convenable sous tous les rapports ?

ainsi le voisinage des jardins, des plantations, pourvu qu'elles n'interceptent ni l'air ni la lumière, et qu'elles n'entretiennent pas l'humidité ; le voisinage des places ou squares, qui contribuent à la pureté et au renouvellement de l'air. En revanche, il faut fuir les voisinages dangereux pour la santé. L'École doit être placée aussi loin que possible des usines ou fabriques à émanations incommodes, désagréables ou nuisibles, des voiries, des cimetières *, des marécages, puisards, enfin de toutes les causes de viciation de l'air.

Il faut également fuir un emplacement dans lequel l'École, entourée de constructions élevées, — cela ne se voit que trop souvent encore dans les grandes villes, — placée au fond de cours profondément encaissées, ne recevrait ni lumière, ni air renouvelé, et plongerait incessamment dans une atmosphère humide et malsaine.

Les rues bruyantes, les carrefours trop fréquentés, exposent à plus d'un danger, à l'entrée et à la sortie des enfants : les plus grandes précautions ne parviennent pas à éviter les accidents dus aux voitures, dans ces rues trop passantes.

En outre, le travail des enfants est difficile au milieu de ce bruit qui les distrait, les empêche d'entendre les leçons, les fatigue lorsqu'ils ont à répondre, et qui épuise complètement les forces des maîtres obligés, d'après les nouveaux programmes, de s'entretenir avec les enfants pendant toute la durée des classes 2.

1. Nous avons vu plus d'une école de village dont les fenêtres donnaient sur le cimetière de la commune.

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