MOYENS PRATIQUES
centralisation des services entraîne la centralisation des documents, qu'elle permet de comparer des chiffres assez importants, pour que l'on puisse bientôt formuler d'utiles et sérieuses conclusions '.
Il ne s'agit donc nullement de créer un personnel, ni d'introduire un rouage nouveau. Pour réaliser l'amélioration que nous proposons dans un service déjà admis en principe, et en partie constitué, au moins en fait, il suffît de donner à cette organisation une existence régulière, un programme déterminé, de mettre à profit les ressources que l'on a dans la main, et d'intéresser le personnel médical des écoles à une œuvre essentiellement utile, mais qui a besoin d'être mieux définie.
Nous croyons devoir appeler l'attention de l'administration et de nos confrères sur les propositions suivantes :
Il est important que chaque école soit régulièrement visitée par un médecin spécialement chargé de ce service, au moins une ou deux fois par mois dans les circonstances ordinaires, plus souvent s'il
I. Les écoles, si nombreuses, et si intéressantes par leur variété même, de l'Angleterre ne se prêtent pas comme les nôtres à une étude de ce genre, parce que règlements, ressources, conditions matérielles, hygiéniques, morales, tout dilfère dans ces établissements libres, indépendants, mais qui, n'étant pas comparables entre eux, ne peuvent fournir que des résultats partiels, et non point une statistique assez générale pour être concluante. Si nous avons les inconvénients d'une centralisation trop complète, ne négligeons pas du moins de recueillir un des avantages que ce système peut donner.
est nécessaire, comme en temps d'épidémie, par exemple.
A cet effet, les médecins faisant p'arlie des délégations cantonales auraient une double mission : l'une de surveillance générale, en tant que délégués cantonaux; l'autre de surveillance spéciale de l'école, au point de vue de l'hygiène.
Les médecins des écoles, outre les questions d'hygiène et de salubrité qui leur sont confiées, peuvent et doivent être consultés par le directeur ou la directrice de l'école, relativement aux maladies, contagieuses ou non, de nature à motiver la non-admission ouïe renvoi de l'élève i. Ils ont à délivrer le certificat constatant la guérison de l'enfant, et sans lequel il ne peut rentrer à l'école aux termes de l'article 11 du règlement.
Dans la pratique, ce certificat est rarement exigé, et il n'est pas besoin d'insister pour montrer le danger que le retour d'un élève incomplètement guéri d'une maladie contagieuse fait courir à toute l'école. Dans les maladies éruptives, c'est précisément au moment de la desquamation (chute des squames ou pellicules
1. Nous avons vu quelque part une école où cet examen des malades se faisait d'une manière assez singulière. Une institutrice adjointe interrogée par nous sur les précautions qu'elle prenait pour ne pas recevoir d'enfants atteints de fièvres éruptives, nous dit que, ne sachant rieu à ce sujet, elle avait coutume de faire descendre les enfants qui lui paraissaient suspects chez la concierge; qui s'y connaissait à merveille. Sans discuter si cette compétence était suffisante dans l'intérêt des enfants, le moyen était-il bien choisi pour sauvegarder la dignité et la responsabilité de l'institutrice et de l'administration"?