MOYENS PRATIQUES
Je la peau) que le danger de la contagion est le plus grand. C'est souvent à ce moment que l'enfant rentre à l'école, sans qu'il ait été l'objet d'aucune précaution, sans avoir pris de bain, sans avoir été examiné par un médecin.
A al ru r du certificat de vaccine. Revaccinations
périodiques obligatoires. — Les médecins inspecteurs des écoles devraient être autorisés à procéder à la revaccination des enfants chez lesquels la vaccine date des premiers jours de la vie, le certificat de vaccine ordinaire (seule garantie exigée actuellement) n'étant qu'une preuve insuffisante de l'immunité pour la variole. Ces revaccinations devraient être régulièrement faites à des époques périodiques : tous les ans ou tous les deux ans par exemple. Il serait pris note de ces différentes opérations, et de leur date. On ne verrait plus alors aucun cas de variole naître et se propager chez les enfants des écoles, on répandrait l'habitude des revaccinations, et l'on tarirait la source des épidémies. Des mesures du même genre doivent être prises dans tous les grands établissements d'instruction publique.
Inspection des élèves nouveaux: : constatations à faire: santé antérieure, développement, infirmités.
— Tous les ans, à la rentrée, une inspection serait faite des élèves nouveaux, des notes seraient prises sur leur état de santé antérieure, et sur leur état actuel, j au besoin sur leur taille, le développement de leur poitrine, leurs infirmités; ces notes seraient comparées chaque année avec de nouvelles observations qui
donneraient bientôt la mesure, non conjecturale, mais positive, de l'influence scolaire sur diverses maladies, par exemple sur la myopie, les -déviations de la taille, etc.
Les statistiques des conseils de révision ne montrent que trop l'intérêt de ces examens et de ces recherches.
Un mot sur l'hygiène «es écoles libres. — Bien
que nous n'ayons spécialement en vue dans cet ouvrage que les écoles publiques, il nous sera bien permis de faire une observation touchant les écoles libres, et la surveillance dont elles sont ou doivent être l'objet en ce qui concerne l'hygiène.
Ici sans doute on peut dire que la responsabilité de l'administration est moins directement en jeu, que dans ces écoles la concurrence fera plus que les règlements pour les progrès de l'hygiène scolaire, enfin que les parents sauront bien, puisqu'ils payent, choisir une école bien tenue et salubre. Nous sommes trop partisans de l'initiative individuelle, de la responsabilité et de la liberté d'action, pour proposer d'introduire une réglementation là où elle aurait été jugée inutile. Mais ce n'est pas ainsi que se pose la question. L'autorité n'a pas trouvé ces garanties suffisantes, et bien que sa responsabilité soit moindre dans ce cas, elle ne s'est pas désintéressée de la surveillance hygiénique des écoles libres, puisqu'elle confie aux délégués cantonaux le soin d'y contrôler l'état hygiénique. Le principe de la surveillance est donc admis. Le mode d'exécution seul nous paraît susceptible sinon d'une critique, au moins d'une observation. Nous comprenons