CONSTRUCTION
largement, et on sèche au besoin au calorifère, avant de permettre d'habiter l'école.
Les enduits siccatifs, hydrofuges, papiers métalliques, dont on revêt la surface intérieure des murs, empêchent l'humidité de se répandre au-dedans.
La peinture à l'huile permet le lavage et le lessivage fréquent des salles. Nous en verrons plus loin l'importance.
Il faut rejeter les toitures métalliques trop chaudes en été, trop froides en hiver, et adopter les couvertures en tuiles ou en ardoises. Les toits plats retiennent les neiges, et ne peuvent convenir dans le nord.
Enfin, en présence des limites si étroites du budget de l'instruction primaire, et de la nécessité de pourvoir sans tarder à des besoins immédiats, pourquoi ne ferait-on pas l'essai de quelques écoles construites simplement en bois ou en matériaux très-légers?
Au point du vue de l'hygiène, l'expérience a été largement faite aux États-Unis, pour les écoles comme pour les hôpitaux. 11 ne faut pas hésiter à le dire, tous les moyens sont insuffisants pour préserver un bâtiment constamment habité par une agglomération d'individus contre les causes d'infection, qui peu à peu les pénètrent, et les transforment en foyers de maladie, quoi que l'on fasse '. Une école, un hôpital construits en bois par exemple, coûtent peu ; au^si, dès qu'ils sont reconnus impropres pour une cause ou pour une autre à leur destination, on ne se
1. Toutes les épidémies viennent démontrer l'incontestable vérité de cette proposition.
croit point obligé de les conserver, au détriment de la santé de ceux qui les habitent. Le jour où l'on a trouvé un modèle d'école meilleur, uhe innovation sérieuse, le jour où la population scolaire augmentée exige une construction plus considérable, un remplace encore à peu de frais un bâtiment qui a peu coûté, par un autre plus sain, plus en rapport avec les besoins présents. Avec ce système, on est assuré d'avoir toujours les derniers perfectionnements.
Ce serait une erreur aussi bien au point de vue de l'hygiène que de l'administration, de construire des écoles nouvelles avec la prétention de créer, d'arrêter un type définitif, perpétuel; n'est-il pas. plus sage de faire ces constructions avec la pensée de les remplacer par d'autres, quand elles-mêmes auront fait leur temps, quand on trouvera mieux, lorsque l'on aura réalisé des plans plus favorables, ou que des besoins nouveaux viendront à se produire?
N'oublions pas d'ailleurs que si un plan-type préserve parfois du pire, bien souvent il est un obstacle au progrès, et à la recherche du mieux.
Aspect de l'École. — La maison d'école doit être simple, modeste, ce qui n'exclut nullement l'élégance due à l'harmonie des lignes, des proportions, et des couleurs. Il faut qu'elle soit d'une propreté exemplaire, agréable à l'œil; la sévérité de l'aspect n'assure pas mieux le respect de l'élève ; mais elle lui inspire de la répugnance pour un lieu où il doit venir chaque matin avec plaisir.
Nos maisons d'école répondent-elles à ces exigences ? Celles des villes sont confinées, la plupart, dans d'é-