Gréard. L'instruction primaire, Paris, Mourgues, 1S
Jusqu'ici nous n'avons étudié que les parties accessoires, pour ainsi dire, du bâtiment d'École. En indiquant les principes propres à assurer la salubrité de ces locaux, les améliorations et les réformes exigées par l'hygiène, et qui devraient y être introduites, nous n'oublions pas que les enfants ne séjournent que peu de temps dans certaines île ces dépendances et annexes de l'école, et qu'en général ils n'en subissent que momentanément l'influence. Il n'en e^i plus de même delà classe, la pièce, à tous égards, la plus importante du bâtiment scolaire. Que faut-il donc penser de ces écoles, où, sans parler du luxe inutile de la façade, on trouve des vestibules prétentieux, de^ escaliers à effet, aboutissant à des classes exiguës, mal placées, traitées en un mot par l'architecte comme une partie sacrifiée du bâtiment *? Cependant c'est là le point
k- Aussi a-t-on pu dire : « Les architectes semblent oublier le véritable but des maisons d'école : la salle de classe se trouve
capital dans la conception et clans la réalisation du plan de l'école. En effet, c'est dans la classe que les enfants vont être réunis au moins six heures par jour. C'est là qu'il faut leur assurer une place suffisante, en tenant compte des besoins actuels, et des besoins croissants chaquejour de la commune ou du quartier; c'est là que les enfants doivent trouver un air pur, renouvelé, une température convenable, un éclairage approprié pour le jour et pour le soir, conditions qui, sans parler de celles relatives au mobilier, dont nous nous occuperons dans le paragraphe suivant, exigent toute l'attention, toute l'intelligence, le savoir spécial et l'expérience pratique de l'architecte. Aucune partie de l'école ne doit être négligée; mais la classe moins encore que toute autre, parce que, en raison du temps que les enfants y passent, et des conditions spéciales où ils s'y trouvent réunis, l'hygiène n'est nulle part plus importante et plus indispensable.
Il ne faut donc jamais disposer les parties accessoires du bâtiment, au détriment des dimensions, de l'éclairage, de l'aération, et de l'orientation de la classe. La classe d'abord ; les annexes et dépendances ne doivent venir qu'au second rang, dans les plans et les préoccupations de l'architecte. On peut encore espérer, dans certains cas, parvenir à améliorer une école dans laquelle ces parties accessoires ont été mal étudiées, mal disposées au point de vue qui nous occupe ; toute tentative de ce genre est inutile, là où
comme ensevelie et perdue dans le reste du bâtiment (Meuse). » Plaintes et vœux présentés par les instituteurs. Paris, 1861.