‹ Hygiène scolaireChapitre 35 sur 106 · VENTILATION · texte numérisé non relu

VENTILATION

vie. mais non pour conserver la vigueur et la plénitude delasanlé.

Il faut ajouter que ce résultat, possible quand il existe dans les pièces un appareil de chauffage à tirage puissant, comme les vastes cheminées moyen ù</e en usage en Angleterre, cesse de l'être quand la cheminée est remplacée comme chez nous le plus souvent par un très- modeste poêle.

Nous verrons, en parlant du chauffage, qu'il nous manque là un des éléments les plus importants de la ventilation.

Quoi qu'il en soit, et même avec ces moyens un peu primitifs de ventilation, il est possible de maintenir la salubrité de la classe, d'y assurer l'entrée d'une quantité suffisante d'air pur, à condition que l'on en lasse un usage régulier, un usage intelligent; que, par Exemple, on ouvre les fenêtres, les registres des bouches d'air ou ventouses, à heures réglées, suivant les saisons; à condition que ces ouvertures aient été placées, les prises d'air choisies, par l'architecte de manière à ne jamais amener dans la salle un air impur.

L'air d'une pièce habitée, d'une classe, ne peut jamais être aussi pur que l'air extérieur; mais il doit autant que possible se rapprocher de ce type : l'espace cubique alloué à chaque élève fixé à h mètres cubes, et le volume d'air renouvelé étant de 10 à 15 mètres cubes par heure et par élève, on sera, par l'application des principes qui précèdent, dans les conditions les plus favorables pour l'hygiène de la classe.

En un mot, la solution du problème nous parait résider moins dans la recherche, et l'introduction dans nos nombreuses classes d'école d'un appareil com-

pliqué et dispendieux, que dans une intelligence plus grande et une application plus sensée des moyens et des ressources que nous possédons, et dont nous négligeons trop de faire usage.

Ainsi simplifiée, la question est susceptible d'un règlement, dont l'exécution peut être confiée aux soins et à la direction éclairée des instituteurs et institutrices.

Nous n'hésiterions pas néanmoins à donner la préférence à un appareil qui ne nécessiterait l'intervention, l'intelligence, et l'attention de personne. Tel, par exemple, le système de ventilation naturelle, qui paraît avoir donné d'excellents résultats dans les écoles en Angleterre, et que recommande M. Robson, architecte de la direction des écoles de Londres, London sc/wol Board, pour les édifices où l'on n'a pas originairement prévu les nécessités de la ventilation.

« Il consiste en une corniche métallique creuse, qui fait le tour de la pièce, et est divisée dans toute sa longueur en deux canaux superposés et séparés. L'air pur pénètre par un orifice qui traverse le mur, dans le canal inférieur, d'où il descend d'une manière insensible dans la pièce, au moyen de nombreuses ouvertures pratiquées dans la corniche. Le canal supérieur communique avec le tuyau de la cheminée, dans laquelle il dirige l'air vicié qu'il a reçu par une série de petites ouvertures semblables à celles du canal inférieur.

» Ce moyen est économique, et il a l'avantage de n'exiger l'attention de personne C'est un appareil self-acting, qui fonctionne tout seul '.

1. On nous signale l'installation d'un ventilateur de ce genre dans les salles du nouvel Hôtel-Dieu de Paris.

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» On emploie encore dans les écoles, en Angleterre, le système Varley. Un tube de zinc perforé communiquant avec l'air extérieur passe autour de la corniche de trois côtés de la pièce. Sur le quatrième côté est un tube perforé en communication avec la cheminée ; il agit comme tuyau d'extraction de l'air vicié '. »

On n'aurait qu'une idée incomplète des causes qui •vrillent la ventilation nécessaire, et dos moyens de la léaliser, si l'on n'étudiait parallèlement les questions du chauffage et de l'éclairage de la classe.

C'est en hiver surtout que la ventilation naturelle présente le plus de difficulté-.

On va voir dans quelle mesure le chauffage et l'éclairage peuvent concourir à vicier l'air, comment on peut les faire servira la ventilation, comment en un mot, suivant l'intelligence et le soin qui ont présidé à l'adoption et à l'installation des procédés dechauffage et d'éclairage de la classe, on complique ou on facilite la solution de la question si importante de la ventilation.

Chauffage de la classe. — Comme la respiration et

l'exhalation par la peau diminuent l'oxygène de l'air, produisent de l'acide carbonique, de la vapeur d'eau, et dégagenl dis miasmes dangereux à respirer; de même, la combustion dans les foyers, ou dans les appareils d'éclairage, s'opère par une consommation d'oxygène aux dépens de l'air de la pièce, et par la production de gaz impropres à la respiration : acide carbo-

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