LES CRÉATIONS NOUVELLES
Nous n'oublions pas toutefois, pour ne parler que de Paris, qu'il y existe déjà 250 écoles ' ; que par conséquent tout n'est pas à faire à nouveau. Est-ce à dire que les conseils que nous donnons ne s'adressent qu'à l'avenir, et restent sans profit, sans application pour les constructions faites, pour les immeubles déjà installés et occupés? Ce serait trop en restreindre la portée ou en ajourner les avantages. La recherche du mieux implique l'examen, la critique de ce que nous
dépenses à faire pour acquisition, expropriation et construction d'établissements scolaires. » (Loi du 21 juillet 1872.)
D'autre part... « Le conseil municipal a adopté un avant-projet île la justification des 18 millions que la Ville est autorisée à engager dans des marches de travaux applicables à la construction et à l'appropriation de bâtiments scolaires. »
« Cet avant-projet, destine aux besoins de trente-cinq quartiers, embrasse vingt-quatre groupes complets, comprenant chacun une école de garçons, une école de filles et une salle d'asile; quatre demi-groupes comprenant, les trois premiers, une école de filles et une salle d'asile, le quatrième, une école de garçons et une salle d'asile ; et sept constructions distinctes, destinées à des écoles de garçons. »
« Ces trois catégories d'établissements fourniront environ 22 500 places. »
« Une première série de travaux est en cours d'exécution ou de préparation avancée. Elle comprend treize groupes ou écoles. » (Gréard, Rapport sur la situation de l'instruction primaire, 30 septembre 1372.)
Depuis ce rapport, d'autres acquisitions ont été conclues, d'autres locations engagées pour un certain nombre des vingt-deux autres groupes.
1. Ce chiffre ne comprend que les écoles primaires publiques.
b L'ÉCOLE
avons, et l'indication des améliorations dont les écoles actuelles sont susceptibles.
Ce que nous allons dire des écoles à construire, ou des bâtiments à affecter à cet usage, fera ressortir nettement ce qui manque à certains locaux actuellement occupés par ce service, les modifications possibles qui doivent y être exécutées, les améliorations qu'il y a lieu d'y introduire, l'urgence défaire cesser l'encombrement partout où il existe, la nécessité d'aérer, de ventiler plus largement nos écoles, d'en transformer plus ou moins complètement quelques-unes , enfin d'abandonner au besoin pour une autre destination, au fur et à mesure des constructions nouvelles, des locaux qui, par leur situation ou par des conditions spéciales, ne se prêteraient pas aux modifications ou remaniements qu'exigent les lois de l'hygiène générale, et les nécessités plus impérieuses encore de l'hygiène de l'enfance i.
Emplacement «le l'École. — Le choix de l'emplacement de l'école, au point de vue de la salubrité, doit d'abord nous occuper.
Chacun sait qu'une maison humide, basse, obscure,, mal située, mal aérée, exposée à des émanations malsaines, est dangereuse à habiter.
1. Ces besoins ne sont que trop réels , et Paris n'est pas seul à les éprouver! « On sait... le triste état dans lequel se trouvent, à tous les points de vue, les bâtiments destinés aux élèves dans la plupart des villes et dans les communes rurales. Un rapport officiel constatait qu'il faudrait au moins 1 A 0 millions pour les mettre seulement dans un état convenable. » (Hippeau, L? instruction publique aux États-Unis. Paris, Didier, 4 872.)