INTERNATS
On a dans ces dernières années obtenu de grands progrès dans l’installation des lycées, grâce à l’énergique intervention de M. Jules Gautier, le si actif
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Directeur de l’enseignement secondaire au ministère de l’Instruction puplique. Les lycées de jeunes filles récemment construits présentent des aménagements où l’hygiéniste n’a rien à reprendre.
Nous reproduisons (fig. 19) le plan du rez-de-chaussée du Lycée Buffon construit par M. Vaudremer pour faire voir là disposition des cours et des classes. Les réfectoires et les cuisines sont dans une cour annexe.
Dans les internats, quatre parties supplémen taires sont indispensables :
le dortoir, le réfectoire, l’infirmerie et les salles de bains.
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Le dortoir est l’endroit où l’enfant passe 8 à 9 heures consécutives. Il lui faut un cube d’air de 4om, environ.
Pour obtenir cette quantité d’air, on doit y assurer une ventilation permanente. Dans certains lycées modernes, au collège Rollin à Paris, et plus récemment au lycée Lakanal à Sceaux, on a installé des chambres séparées pour chaque élève. Cette chambre comprend le lit, un porte-manteau et une cuvette-lavabo, avec une fenêtre s’ouvrant sur la cour; l’élève y est chez lui.
Dans les lycées de jeunes filles de Tours et dç Lille, qui peuvent être considérés comme des modèles du genre, les grandes élèves ont des chambres aussi confortables et aussi hygiéniques que possible.
Chaque élève a sa chambre (fig. 20) dans laquelle se trouve un lit avec sommier à jour, une table de nuit hygiénique, une armoire, une table et des chaises. La table de nuit est recouverte d'opaline, et une tablette située au-dessus du lit est en même matière. Le chauffage est produit par des radiateurs à vapeur à basse pression et la lumière par une lampe électrique. Un lavabo, situé dans un angle et muni de robinets d’eau chaude et d’eau froide, ainsi qu’un bidet alimenté de la même façon, permettent à la jeune fille de faire sa toilette intime et de contracter des habitudes d’hygiène corporelle qu’elle conservera lorsqu’elle rentrera dans sa famille.
Dans les dortoirs communs, les élèves ne doivent pas etre plus de trente par salle, avec un suffisant écartement entre chaque lit.
Le lit doit être en fer avec sommier élastique à lames métalliques, sans enveloppe pour éviter l’accumulation de la poussière.
Une table de nuit doit compléter l’ameublement. Les
murs points à l’huile doivent être souvent nettoyés. Le
Fig. iO. — Chambre J'élève du lycée de jeunes filles de Tours.
plancher peut être en chêne imperméable et bien jointoyé.
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Il doit toujours y avoir une fenêtre entre deux lits et des xva ter-close ts à côté du dortoir.
Il faut que dans la journée le dortoir reste avec toutes ses fenêtres ouvertes, afin d’assurer le renouvellement de l’air. En hiver, elles seront fermées une heure avant l’arrivée des élèves afin de permettre le chauffage
Fig. 21. Salle des bains de pieds à Fécule normale de Saint-Cloud.
(Cliché de M. Mouren).
Le réfectoire doit être aménagé proprement, quoique sans luxe. Les tables seront en marbre afin d’en faciliter le nettoyage.
L^nfïrmerib doit être complètement isolée du corps de bâtiment du lycée. Elle doit comprendre une ou deux salles d’isolement, selon l’importance de l’établissement, et un petit dortoir; une salle de consultation pour le
IlYGIÈCE SCOLAIRE
médecin avec une salle de pansements et une salle pour les convalescents. Un infirmier sera toujours logé dans ce bâtiment.
On demande généralement 1 lit pour 35 élèves.
Salle de bains. — Si nous avons demandé des lavabos pour les externats, nous demanderons pour les inter-
Fig. 22. — Salle de douches et cabines de bains du lycée de jeunes filles de Tours.
nats des salles de bains. 11 faut reconnaître que, dans certains internats modernes, il y a un réel progrès. C’est ainsi qu’à l’école normale de Saint-Cloud une salle de bains de pieds à été installée (fig. 21).
Dans d’autres lycées, il y a des baignoires ; même au lycée Michelet à Yanves, il y a une piscine.
Dans les lycées de jeunes filles que nous avons cités il y
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a non seulement des bains-douches, mais aussi des salles de bains où les élèves peuvent fréquemment prendre un grand bain (fig. 22).
Les grands internats secondaires présentent de nombreux inconvénients. M. -Demolins chercha a y porter remède en fondant en pleine campagne sur le modèledes écoles anglaises l’école des Roches (Eure). Les élèves par groupe de vingt environ sont logés dans des pavil Ions séparés avec un professeur et sa famille. Ils y retrouvent la vie de famille et une grande liberté. Nous reviendrons sur ces écoles modernes dans la quatrième partie de cet ouvrage.