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II. MODÈLES AVEC SIÈGE FIXE ET PUPITRE MOBILE

Pour permettre à l’enfant de se tenir debout devant sa table, on a cherché à rendre le pupitre mobile, soit au

Fig. 3t. — “ Le Pahagon ” modèle américain de Keunen d’Amsterdam.

moyen de charnières qui permettent de replier une partie de la tablette sur elle-même, soit par un glissement de la tablette qui en remontant augmente la distance, soit par des mécanismes plus compliqués. Ces modèles, s’ils présentent certains avantages sur les types précédents, ont sur eux un gros inconvénient pratique; c’est que tout mécanisme si simple soit-il augmente le

(j) Riant I, p. 290.

prix de lu lubie, ce qui est une grosse considérution pour les communes puuvres.

De plus beuucoup d’instituteurs réprouvent toute table à mécanisme, à cause du bruit provoqué par le mouvement et aussi parce que l’enfant peut se pincer et se blesser les

doigts en soulevant la tablette

de la table.

a. — Le modèle le plus simple

est celui où la tablette peut se replier sur la partie antérieure au moyen de deux charnières.

Les charnières sont dissimulées dans l’épaisseur du bois et ne gênent en rien l’enfant. Un grand nombre de fabricants français construisent ce

modèle (Pompée, Hachette,

Fig. 35. — Modèle Cardot enfant assis.

Fig. 30. — Modèle Caroot enfant debout.

Falcot, Rigaut).

C’est le système employé par le Dr Sandberg (i) et adopté dans beaucoup d’écoles suédoises.

Le modèle américain de Keunen d’Amsterdam (fig. 34) est à pupitre mobile au moyen de charnières.

La table de Liebreich si usitée en Angleterre a aussi un pupitre pliant.

Le modèle employé au Japon et décrit par le profes-

(i) Riant I. p. 3i.

seur Mishimade Tokio présente également une tablette mobile (i).

b. — Dans d’autres modèles, le pupitre entier est repoussé dans toute sa hauteur; il glisse dans une rainure, et en haut de sa course il est arrêté par un taquet. Pour

Fig. 37. — Table-banc des écoles de la ville de Paris a sièges articulés. — (Modèle Ch. Delagrave).

1 abaisser l’enfant n’a qu’à appuyer sur un bouton.

L Olmützer Schulbank des écoles autrichiennes et norvégiennes, l’un des modèles de Pompée, la table de l’ m lande (fig. 27), le modèle de Kunze (a) utilisent ce

Dror.D.rip

(1) Mishima in Wehmer, p. 348.

(2) Burgerstein I, p. i4r.

Dans certains modèles, tel lTIelvétia, adopté par la ville de Lucerne, le pupitre est à glissement et une partie aussi se relève avec une charnière afin de permettre a l’enfant de prendre ses livres.

Dans d’autres tables plus compliquées un mécanisme spécial permet à l’enfant de se tenir debout.

Fig. 38. — Banc à bascule.

(Modèle Muller de Charlottenbourg).

Tel est le cas du modèle Cardot (fig. 35 et 36). Ce constructeur a substitué, à la mobilité par glissement, la mobilité du plateau autour d’un axe horizontal fixé aux montants de la table. Le pupitre est articulé sur deux bras de levier de i5 cent, tournant autour de cet axe. Les mouvements en avant éloignent le plateau et le lèvent; les mouvements en arrière le ramènent à la position ordinaire.

Les tables allemandes de Paul , de Wackenroder de Vienne, de Schlimp (citées dans l’ouvrage de Burgers-

tein (1), sont toutes plus compliquées les unes que les autres.

Dans la table Peard, le pupitre se renverse complètement et d’horizontal devient vertical.

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