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III. PHOTOMÉTRIE SCOLAIRE

L’hygiéniste doit pouvoir se rendre compte de la quantité de lumière reçue à la place la moins favorisée de la classe.

a En pratique, comme le disent Labit et Polin (i), il est moins utile de connaître la valeur de l’éclairage à telle ou telle place, que le minimum de lumière indispen sable à la place la moins éclairée. »

Il faut que l’œil puisse, dans toutes les parties de la classe, lire sans effort.

Pour mesurer l’intensité lumineuse, on se sert d’instruments appelés Photomètres ; ils sont extrêmement nombreux.

Les photomètres, destinés à un usage exclusivement scolaire, sont ceux de Bertin-Sans, basé sur la méthode de diaphragmentation ; ceux de Mascart, de Weber, de Javal, basés sur l’acuité visuelle ; et ceux de Cohn, d’Imbert, de Truc, s’appuyant sur l’emploi des milieux absorbants.

Celui de Truc (fig. Z19 et 5o), l’un des derniers en date, nous paraît par sa simplicité convenir le mieux aux besoins de l’école.

« Il se compose essentiellement (2) de textes uniformes dont la lisibilité pour un même observateur placé à une distance fixe, varie avec l’éclairement du milieu.

(1) Labit et Polin I. tom I p. 264.

(2) Truc et Chavernac II, p. 64»

l’éclairage des écoles I i 3

11 est constitué par un cadre mesurant o,23 de longueur sur 0,17 de largeur. Dans ce cadre se trouve le texte

Fig. 49. — Photomètre du professeur Truc (vue de face).

choisi répété cinq fois et recouvert successivement par 1 > 2, 3, 4 et 5 lames de verre ou de gélatine d’égale épaisseur et de teinte identique. Il en résulte que le

texte recouvert par une seule lame demandera, pour être lisible, une quantité de lumière beaucoup moins

' grande que celui qui est recouvert par plusieurs lames.

Un cordon de o,33 dont l’extrémité libre doit être maintenue contrel’apophyse orbitaire externe de l’observateur, est fixé sur l’un des côtés de l’appareil et règle la lecture des textes à la distance ordinaire du travail.

Ce photomètre doit être

gradué par l’observateur luimême dans une chambre obscure au moyen de la bougie « l’Étoile» prise comme étalon. On note, sur le cadre, le nombre de bougies nécessaires pour lire chaque paragraphe de texte. »

Un moyen simple indiqué — par J aval (i) peut facile- Tèjcte- ment être utilisé par tous .

Lw-cs d& lèrre Une lanterne contenant une

Fig. 50.— photomètre du Pr Truc, bougie allumée présente sur Coupe longitudinale. 1>une des faCes une plaque

blanche, percée d’une série de trous pouvant etre dis-

(1) Javal I, p. ioi.

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posés en forme de lettres et qui est doublée de papier transparent pour diffuser la lumière de la bougie.

La grandeur du plus petit trou qui paraîtra lumineux dans l’endroit de la salle où aura été posée la lanterne servira à mesurer l’éclairage de cette partie de la classe.

Quel que soit le' moyen employé l’hygiéniste doit toujours pouvoir apprécier la luminosité des différents points d’une salle de classe.

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