IV. MALADIES NERVEUSES
Il nous reste à dire quelques mots sur les maladies nerveuses de la période scolaire pour lesquelles le médecin peut être appelé à donner son avis.
Ce sont : l’hystérie, l’épilepsie et la chorée.
L’hystérie s’observe surtout chez les jeunes filles à l’âge de la puberté. Nous avons constaté quelquefois des crises nécessitant l’éloignement momentané de l’enfant de l’école.
L’épilepsie est autrement grave, et le médecin scolaire doit surtout chercher à dépister les crises larvées qui pendant longtemps peuvent passer inaperçues. Quand l’enfant présente de grandes attaques, il faut l’éloigner de l’école. 11 peut d’abord se blesser pendant sa crise ; puis il est un spectacle impressionnant pour les petits nerveux qui l’entourent.
La chorée de Sydenham ou danse de Saint-Guy s’observe fréquemment à l’école de l’âge de 10 ans à la puberté. Elle commence par une faiblesse d’une jambe, puis elle attaque le bras du même côté. Si l’on demande
à l’enfant de tenir son bras appliqué sur la poitrine, il ne peut le retenir un moment dans la même situation.
La chorée n’est pas une maladie contagieuse au sens propre du mot ; mais néanmoins l’enfant qui en est atteint doit être éloigné de l’école, car sa présence peut provoquer des crises semblables chez les prédisposés.
Les tics de la f'ace s’observent assez souvent chez les enfants nerveux. Il est quelquefois nécessaire, lorsque l'affection prend un caractère sérieux, de faire cesser tout travail cérébral.
La neurasthénie s’observe aussi chez les jeunes gens surtout dans les lycées et les écoles supérieures au moment de la préparation des examens et des concours. Cette affection, caractérisée par des troubles variés, est le plus souvent occasionnée par l’excès du travail cérébral. L'adolescent présente un manque d’équilibre dans ses fonctions et souvent il est obligé de suspendre tout travail.
Le médecin devra rechercher la cause de ces troubles nerveux et y porter remède aussitôt que possible.