‹ Hygiène scolaireChapitre 89 sur 162 · II. FERMETURE DES CLASSES · texte numérisé non relu

II. FERMETURE DES CLASSES

La sèconde règle générale qui s’impose pour enrayer une épidémie sérieuse, c’est la fermeture d’une des classes ou de l’école entière pendant un temps donne. C’est toujours une mesure grave, surtout dans les grandes villes, et qu’il ne faudra prendre qu’après mûre réflexion.

A Paris, le règlement en vigueur du 27 octobre 1894 porte à l’article i4 que le licenciement de l’école n’aura lieu qu’à titre exceptionnel.

Et nous sommes tout à fait de cet avis. Le licenciement arrête bien rarement une épidémie et nous avons vu, pour la rougeole par exemple, l’épidémie reprendre après la réouverture d’une école. La contagiosité de ces maladies longtemps avant l’apparition des exanthèmes, fait que le contagieux peut séjourner plusieurs jours auprès de ses camarades et quand il est isolé, il l’est beaucoup trop tardivement. La fermeture de l’école n’arrête pas la contagion, car beaucoup d’enfants ont été atteints bien avant la fermeture des classes. Nous pensons que, d’une façon générale, l’éloignement individuel des enfants, la surveillance des douteux et les mesures de désinfection dont nous allons parler peuvent suffire à enrayer les épidémies scolaires.

Cependant dans certains cas graves, le licenciement

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pourra devenir nécessaire ; mais alors, comme le demande Doury (i), il doit pour être elïicace avoir une durée au moins égale à la période d’incubation de la maladie visée.

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