COOPÉRATION EN FRANCE
La Société alimentaire de Mulhouse fournissail, il y a quelques années, trois repas par jour à 35 centimes pour les femmes et les enfants (pain et café pour le déjeuner 10 centimes, soupe, légumes et pain pour le dîner 18 centimes, soupe le soir 10 centimes,) et à 65 cent, pour les hommes (déjeuner 10 centimes: soupe, légumes, viande, vin, pain au dîner 35 centimes; soupe, viande et pain au souper 20 centimes). — Un des principaux filàteursdu Mans a établi dans son usine un^ fourneau économique qui nourrit 200 ou 300 ouvriers, pour le chiffre minime de 50 à 60 centimes par jour. — La maison Jarry de Bercy a fondé, pour les enfants appartenant à Técoleet àTasile de la rue de Pontoise, un fourneau destiné à fournir aux enfants un déjeuner chaud au prix de 5 centimes; la dépense d'installation a été de 1,500 francs; en six ans et demi on a délivré 597,192 portions dont 5,486 gratuitement, et le déficit au bout de ce laps de temps n'a été que de 94 fr. 85. — Chaque hiver voit s'ouvrir à Paris dans les quartiers indigents des fourneaux de charité où Ton distribue des portions à 10 et 15 centimes. Dans l'hiver rigoureux de 1879- 1880, M. Isaac Pereire a créé un fourneau gratuit rue d'Anjou-Saint-Honoré, où plus de 2,000 malheureux sans ressources ont reçu chaque jour la nourriture nécessaire. Sait-on ce qu'a coûté en moyenne chaque repas ? — 25 centimes pour un potage, un morceau de viande, un plat de légimies, un quart de vin ou un verre de café, et une demilivre de pain.
Enfin, la ville de Grenoble a fondé, en 1851, uneassocia- Xion alimentaire importante qui a pleinement réussi. La ville, à l'origine, avait donné sa caution et fourni un local ; mais l'institution ne lui a jamais rien coûté et le loyer a été payé sur les bénéfices.
L'association, qui est administrée par un bureau de 15 membres et contrôlée par une commission de surveillance de 100 membres, n'est pas une société coopérative à
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proprement parler. Ou acquiert le titre de sociétaire au
moyen d'une carte payée 23 centimes par an si Ton emporte
les vivres ou 1 franc par an si Ton consomme sur place
dans les réfectoires sociaux.
Toute consommation se paie au comptant au moyen de
jetons achetés d'avance. Les rations sont composées et
taxées comme suit :
1* Soupe (1 litre) 10 ceotimes.
2* Viande (130 gra'mmes) ou poisson sec (200 grammes] . 20 —
3« Légumes • 10 —