‹ Hygiène sociale contre le PaupérismeChapitre 63 sur 88 · IMPÔTS SUR LA CIRCULATION · texte numérisé non relu

IMPÔTS SUR LA CIRCULATION

imposeront notre rente sur leur propre marché. On comprendrait cette crainte si nous n'avions qu'un crédit précaire dépendant des emprunts à négocier à Tétranger, mais nous sommes très loin heureusement d'une telle situation.

La portion de nos rentes qui reste classée dans les portefeuilles étrangers est tout à fait minime et pour ainsi dire négligeable. Non seulement nous nous suffisons à nousmêmes, non seulement nous sommes nos propres créanciers, mais nous sommes encore ceux du monde entier et c'est nous qui dictons nos conditions financières à tous les États emprunteurs de l'ancien et du nouveau continent. Nous n'avons donc aucune crainte à concevoir, aucun ménagement à garder, que celui delà justice et de l'équité.

Eh bien, la justice et l'équité exigent que tous les revenus soient également fmppés du même impôt, et qu'aucun groupe de capitaux, fussent ceux du Trésor lui-même, ne soit protégé d'une manière exceptionnelle. Quand on aura satisfait à ce devoir de morale financière, l'impôt sur le revenu des valeurs mobilises sera devenu' une contribution directe qui pourra prendre placé à côté de la contribution foncière. Ce sera, comme elle, un impôt sur un revenu spécial, un impôt impersonnel. Elle aura toutes les facilités d'assiette et de perception de ce genre d'impôt. Elle en aura aussi les inconvénients et les inégalités relatives. On devra donc la maintenir, comme les autres contributions directes; dans une proportion modérée, qui ne laisse trop sentir ni les inégalités ni les doubles emplois.

Page 1