‹ Hygiène sociale de l'enfanceChapitre 117 sur 212 · COLLEGES ET LYCEES DE PLEIN AIR · texte numérisé non relu

COLLEGES ET LYCEES DE PLEIN AIR

améliorations très nettes, ainsi qu'on peut s'en rendre compte par Y auscultation et aussi par la mensuration thoracique. A l'école lyonnaise le degré de Y amplitude respiratoire (différence entre l'inspiration et l'expiration forcées), qui est en moyenne de !\ cm. 3o à l'arrivée, est de G cm. 55 au moment du départ, soit une augmentation moyenne de 2 cm. a5 par élève.

Ce qui est surtout intéressant à noter, c'est que les améliorations ainsi obtenues sont durables et définitives pour la majorité des élèves.

b. Résultats pédagogiques. — Les résultats pédagogiques ne méritent. pas moins d'être pris en considération. Ils sont fort satisfaisants au point de vue scolaire ; en outre, au point de vue éducatif, on note une transformation rapide de l'attitude et de la manière d'être des enfants. « Les jeunes pupilles, écrit Vigne, deviennent en général d'une docilité, d'une tenue, d'une politesse presque exemplaires, qui frappe toutes les personnes les ayant approchés quelquefois et surprennent agréablement les parents eux-mêmes. » Il convient d'ajouter que l'école de plein air est particulièrement favorable aux enfants nerveux et excités, en raison du calme du milieu rural et de l'éloignement de la famille.

Ces résultats doivent inciter à augmenter le nombre des écoles de plein air ; ils justifient le vœu formulé par la Ligue française d'hygiène scolaire, le 16 novembre 1919, sur la proposition d'Armand Dclille, en faveur de la création de telles écoles à Paris, dans les bois de Vincennes et de Boulogne ou sur le terrain des fortifications.

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