MOYENS D'ÉVITER LES DANGERS DE L'HOSPITALISATION
sodique obtenu par dissolution du crésyl dans son poids de lessive de soude, etc.
B. Antisepsie du personnel. — Le personnel doit prendre les précautions nécessaires pour se mettre à l'abri des contagions et pour ne pas transporter les contages d'un malade à l'autre.
La protection des vêtements s'obtient au moyen de blouses de toile blanche, suffisamment aseptisées par le lessivage. Pour pénétrer dans un box auprès d'un enfant isolé, on revêt par-dessus la première blouse une seconde qu'on quitte à la sortie.
La propreté des mains devrait être presque aussi rigoureuse que dans les services de chirurgie. Il est utile de mettre des gants de caoutchouc toutes les fois qu'on est appelé à toucher des produits septiques.
Non seulement les médecins et les étudiants, mais aussi le personnel infirmier, depuis la surveillante jusqu'à la fille de salle, doivent se laver les mains fréquemment.
L'enfant ne doit être touché qu'avec des mains propres. Chaque fois qu'on le quitte, il faut se nettoyer les mains.
Le lavage des mains comporte le brossage et le savonnage dans l'eau chaude, puis l'immersion prolongée dans une solution antiseptique : sublimé ou oxycyanure dhydrargyre à i p. i.ooo, alcool à 700, lysol, etc.
Pour faciliter la désinfection des mains, il est nécessaire d'avoir dans chaque box une cuvette remplie d'une solution antiseptique et de placer dans le couloir ou dans la salle un lavabo roulant.
L'antisepsie exige, de la part des infirmiers et des infirmières, une propreté générale et une tenue irréprochables. Tout relâchement entraîne une mortalité plus élevée.
Les visiteurs doivent se soumettre aux mêmes règles d'antisepsie. Les visites doivent d'ailleurs être réduites dans la mesure du possible, car elles peuvent être la cause de nouvelles infections venues du dehors.
G. Destruction des parasites et des insectes. — Pour combattre les parasites et en particulier les poux et leurs lentes, si communs dans la clientèle hospitalière, il convient de procéder à des soins réguliers de la chevelure et d'appliquer les mesures prophylactiques déjà indiquées (p. 483).
Les insectes, les mouches en particulier, sont très dangereux, parce qu'après avoir butiné des produits septiques ils se posent sur les aliments. Ils peuvent de la sorte véhiculer des œufs de vers parasites et des bactéries pathogènes. La fièvre typhoïde, la tuberculose, le choléra infantile peuvent être transmis par les mouches. Il faut
donc chercher à les faire disparaître dans les salles, les cuisines, les dépenses, etc.
Oq les empêche de pénétrer en tendant sur les fenêtres une toile métallique à mailles très fines. On les détruit à l'aide de pièges divers, de papiers dits « tue-mouches ».
On empoche leur reproduction en utilisant dans les water-closets du chlorure de chaux, du sulfate de fer, de l'huile de schiste.
D. Antisepsie des locaux et du mobilier. — On réalise déjà Y antisepsie des locaux par une propreté minutieuse.
Quand le sol est carrelé, il doit être lavé deux fois par jour, avant et après la visite médicale, avec un linge imbibé d'une solution antiseptique (sublimé à i p. i.ooo, eau de Javel à i p. 5o, etc.). Quand il existe des parquets, il suffit de les frotter avec une toile imbibée de la même solution.
Le paraffinage des parquets rend leur entretien plus facile ; dans certains services, on procède, dans ce cas, au nettoyage sans eau. à l'aide d'encaustique formolé.
Les murs et les vitres sont nettoyés avec des linges humides. Deux fois par semaine on les lave à l'eau de savon, ou avec une solution antiseptique.
La désinfection des locaux est obtenue soit par le dégagement de certains gaz, soit par des lavages antiseptiques.
L'emploi des gaz exige le calfeutrage de la pièce. On a recours soit au soufre, dont on fait brûler 4o à 60 grammes par mètre cube, soit de préférence à l'aldéhyde formique, à raison de 4 grammes par mètre cube.
Les lavages antiseptiques avec de l'eau de Javel à 1 p. 5o suffisent lorsque la construction des salles ou des boxes le permet.
La désinfection du mobilier, lits et tables, en bois ou en métal, est réalisée par le savonnage suivi d'un lavage avec des solutions de phénol ou de crésol.
La désinfection de la literie la détériore rapidement. Aussi pour éviter celle des matelas, Martin conseille de les envelopper dans une gaine de toile ou dans une enveloppe imperméable, facile à laver avec du savon et une solution antiseptique. Les couvertures de laine peuvent èlre traitées par les vapeurs de formol ou trempées dans une solution formolée pour être ensuite rincées dans une lessive de soude.
E. Antisepsie des vêtements et des divers objets. — La désinfection des vêtements doit être pratiquée dès l'admission de l'enfant. Les vêtements, réunis en un paquet, sont emportés à l'étuve à formol. Ce procédé ne les abîme nullement.