ANNÉES
Mor
ta
ité.
Nombre d'enfants.
b. La mortalité des nourrissons surveillés est inférieure à la mortalité des autres enfants de la localité. — Dufour, à Fécamp, de i8g4 à 1907, compte, pour la Goutte de lait, une mortalité de 13,70 0/0, alors qu'en ville, défalcation laite des enfants de la consultation, le pourcentage des décès est de 18,80 0/0.
A Nice, Balestre et d'Œlsnitz '.en 1910, notent pour leur Goutte de lait une mortalité de 6,20 % , alors que la mortalité totale de la ville (enfants de o à 1 an) était de 11,62 %.
A Montpellier (1908-1912), la mortalité est de 3,7 % pour les enfants de o à 3 ans qui suivent la consultation, tandis qu'elle atteint 18,6 % pour les enfants de la ville (Fr. J. Bosc2).
c. La mortalité diminue après la création de consultations de nourrissons-gouttes de lait.
A Bar-le-Duc, selon Ficatier3, la mortalité du premier âge, de 16, [\i % pendant les cinq années qui précédèrent la création delà Goutte de lait, est descendue à 12,20 %, pendant les cinq années qui suivirent.
A Arques (Pas-de-Calais), Alexandre * note, de 1897 à 1902, une mortalité de 19,1 % ; en 1902, une Consultation de nourrissons est fondée et la mortalité, de 1903 à 1907, s'abaisse immédiatement à 12,6 %.
1. Balestre et d'ŒxsNiTz, Création d'une goutte de lait par la société protectrice de l'enfance de Nice. Avantages tirés de ces deux œuvres, Arch. de méd. des enfants, XV, 1912, p 108.
2. Frédéric-J. Bosc, Ce que doit être une consultation de nourrissons. Compte rendu de la Consultation de nourrissons de Montpellier (années 1908-1912', Montpellier médical, 191 2.
3. Ficatier, Œuvre du hon lait de Bar-le-Duc, 1908 (anal, in Arch. de méd. des enf., 1908, p. 718.)
4. Alexandre (Alcidc), Consultation de nourrissons et goutte de lait d'Arqués, Thèse de Paris, 1908.
Les statistiques du département de l'Yonne sont également éloquentes : de 1897 à 1907, des consultations de nourrissons ont été établies dans 129 communes et partout la mortalité des nourrissons a notablement diminué ; de 11,66 %, elle a passé à 5,9a % ; la diminution obtenue par ces œuvres de protection de l'enfance a donc été de 5,71: %.
En 1912 ', des consultations ont fonctionné régulièrement dans 1 70 communes et ont été fréquentées par 2.096 enfants ; le chiffre des décèsaété de 59, soit 2,46 pour 100. (2,90 % pour l'allaitement artificiel, 1,7/4 % pour l'allaitement naturel).
Il n'est pas douteux que la création de consultations de nourrissons-gouttes de lait n'ait joué un. rôle important dans l'amélioration des statistiques qui viennent d'être relatées. Mais leur intervention n'est réellement efficace que si on prend simultanément d'autres mesures d'hygiène.
Elles ne supprimentpas toutes les causes de morbidité et deléthalité des nourrissons. Elles diminuent les ravages entraînés par les affections digestives du premier âge et par une alimentation défectueuse ; elles contribuent ainsi à augmenter la robustesse et la résistance des jeunes sujets. Elles sont par contre impuissantes à compenser le rôle néfaste de l'insalubrité des logements, de la misère, de la tuberculose, delà syphilis et de l'alcoolisme des ascendants.
La condition sociale des parents, leur genre de vie, le logement, modifient les résultats obtenus, alors que l'alimentation est la même. Le tableau suivant, dressé par Léon Du four à Fécamp, le démontre :
Mortalité par entérite. .
— par autres causes.
Gratuite (indigents).
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