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Semi-payante (ouvriers aisés ).
Paj ante (riches).
D'autre part, les résultats d'une consultation-goutte de lait sont d'autant plus satisfaisants que le nombre d'enfants nourris au sein est plus élevé.
Or, sous ce rapport, il existe des différences notables suivant les localités et les milieux.
À Belleville, par exemple, 60 % des enfants sont élevés au bibe-
1. R Marois, Les consultations de nourrissons dans l'Yonne en 1912. Scientijica, septembre 1913, n« 6g.
ion, 20 à 20 % à l'allaitement mixte, io à i5 % à l'allaitement au sein, d'après M1,0 Margoulies (ioo3). A Lyon, environ 44 % des mères clans la clientèle pauvre, 6o % dans la clientèle plus aisée, nourrissent elles-mêmes leurs enfants.
Le grand nombre d'enfants élevés au biberon, parmi ceux qui fréquentent les consultations-gouttes de lait, a conduit certains médecins à lesaccuserde favoriser 1 allaitement artificiel par les facilités qu'elles accordent aux mères. On peut répondre que ce sont justement les mères qui n'allaitent pas qui fréquentent surtout ces institutions ; les autres éprouvent moins le besoin de s'y rendre.
Les faits d'ailleurs contredisent l'opinion énoncée ci-dessus. Jarricol a montré que, depuis la fondation de l'Œuvre lyonnaise, l'allaitement au sein a augmenté dans la proportion de 87 % pour un millier d'enfants.
Etant donnés les résultats obtenus par les consultations de nourrissons-gouttes de lait, il serait désirable qu'elles soient fréquentées parle plus grand nombre d'enfants possible. Aussi, le Congrès de Roubaix (1911), sur la proposition de Bonnier, a émis le vœu que leur fréquentation soit rendue obligatoire pour toutes les nourrices et gardeuses, pour les filles-mères touchant un secours du département ou de la commune ; que les bons de viande pour mères nourrices et les bons de lait distribués par les bureaux de bienfaisance ne soient donnés aux femmes qu'autant qu'elles suivent une consultation de nourrissons.
En plus des résultats qu'elles obtiennent, les consultations de nourrissons-gouttes de lait présentent encore l'intérêt de constituer d'excellentes écoles de mères. Elles sont appelées à jouer un grand rùle dans la diffusion des notions de puériculture. Au congrès de Berlin de 1911, Ausset et Jarricot ont montré le grand intérêt qu'il y aurait à faire suivre les consultations par les jeunes filles et plus particulièrement par les élèves des Ecoles normales d'institutrices. L'instruction pratique, que recevraient ainsi les futures mères et les futures institutrices, les rendraient aptes à répandre à leur tour les notions d hygiène infantile.
En 1908, à Abbeville, une consultation de nourrissons a été annexée au lycée de jeunes filles ; elle a été très suivie.