Le nom primitif était Société nationale de l'enfance
2. En 1910, des secours d'allaitement ont été distribués pour i.o56 enfants, et on a payé 1.172 heures fo fr. 00 l'heure) aux aides envoyées au domicile.
3. G. Schreiber, La Protection des nourrissons et des enfants à Berlin, La Presse médicale, 191 1, n05 83, 89, g4, 99-
grossesse, y faire ses couches, y allailcr son enfant au soin pondant trois mois, puis y rester encore un an, tout on travaillant au dehors. Celte dernière mesure n'est pas exempte d'inconvénients, car les mères employées en ville peuvent rapporter au foyer dos maladies contagieuses.
La Nouvelle étoile des petits enfants de France, filiale do
la Pouponnière de Porche fontaine, a été fondée à Paris en avril [91/1 et est présidée par M'"e Gonse-Boas.
La Nouvelle Etoile a créé à Paris, dans la banlieue et en province, des crèches, pouponnières, dispensaires, cantines1, consultations de nourrissons, avec distributions de laits, farines, médicaments, vêtements, berceaux, etc. ; un ouvroir est annexé à chaque service. L'œuvre organise en outre des visites à domicile pour éviter le transport des enfants malades à l'hôpital.
La Nouvelle Etoile forme des praticiennes volontaires qui, après un stage de puériculture, offrent gratuitement leur concours aux diverses institutions de protection de la première enfance relevant de l'Assistance publique ou privée : consultations de nourrissons, crècbes, pouponnières, etc.. Elle distribue également des bourses aux personnes en quête d'une situation, désireuses de se spécialiser dans la puériculture et de devenir des auxiliaires rétribuées.
En 19 18, le nombre d'enfants soignés dans les services créés par l'œuvre depuis le début de la guerre élait de 3.2/16.
L'OEuvre des Restaurants gratuits pour mères nourrices contribue, pour sa part, à encourager l'allaitement maternel. Ces restaurants servent des repas aux femmes qui allaitent sur la seule démonstration de leur état de nourrice. D'après Concetli.. à Rome, dès 1879, l'Inslilnt de Sainte-Concorde distribuait des repas journaliers aux mères nourrices pauvres. Mais ces distributions n'ont pris de l'extension qu'après la fondation on ioo'i à Paris, par M. et Mme Henry Coullet, du premier établissement de l'œuvre des Restaurants gratuits pour mères nourrices, Œuvre Henry Coullet du lui! maternel. Pou après, en 1908, élait créée l'œuvre similaire des Cantines maternelles qui distribue, en outre, des biberons de lait quand le sein devient insuffisant -. Il existe à Paris une dizaine d'établissements de celte sorte (fig. [\i). Il en a été fondé également à Remiremont et à Nice en 1906, à Lyon en 1909,011 Angleterre.cn
1. La Nouvelle Etoile a établi en particulier dos dispensaires-consultations de nourrissons dans des cités ele logements à bon marché, rue Olivier de-Serres, rue du Chàteau-des-Hentiers, Cité Jeanne-d'Arc. Ils sont très appréciés des mères auxquelles ils rendent de grands services.
a. Mahie Gouiwvith, Les cantines maternelles, Thèse de Paris, 1910.
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Italie, en Allemagne, en Belgique ', etc. Les frais sont couverts par la charité privée aidée de subventions municipales, ou, comme à Lyon, par la municipalité seule.
Les Cantines maternelles rendent des services, car la plupart des
Fig. !\2. — Une cantine maternelle à Paris(5e arrondissement}.
ménages ouvriers se nourrissent d'aliments qui ne conviennent guère à des nourrices (p. i35). Les femmes nécessiteuses tirent naturellement un plus grand profit encore des cantines maternelles.
Il est à désirer que les restaurants gratuits accueillent également les femmes enceintes. C'est ce qui a lieu à la cantine maternelle du XVIIe arrondissement, boulevard Bessières, à Paris, où peuvent s'adresser les femmes enceintes sur la présentation d'un certificat timbré de l'hôpital.
La cantine maternelle est un moyen d'assistance peu coûteux. Avant la guerre, à Paris, le repas revenait à o fr. 35, ce qui portait la dépense à o fr. 70 par jour, à 25o francs par au -.
Cette œuvre rendrait de plus grands services si les restaurants-cantines étaient annexés aux chambres d'allaitement (p. 1 18), aux crèches (p. i35) ou aux consultations de nourrissons-gouttes de lait (p. io5).
Pour terminer cet exposé des œuvres de l'assistance privée, nous en mentionnerons encore quelques-unes, dignes d'être connues.
1. D'après une lettre de Mme il. Coulet, adressée au Journal, il existait en 1912 71 restaurants pour mères nourrices, dont i4 en France.
2. Georges Cahen, Les cantines maternelles, La Revue philanthropique, iô avril 19 12 et i5 février 19 13.
Le Foyer maternel est une hôtellerie gratuite pour femmes enceintes et mères nourrices. Elle possède en outre un dispcnsaire-liôpital d'accouchement, une crèche et une goutte de lait.
La Ligue française des mères de famille, l'Association des
mères de famille, le DÛ aux mères, secourent à domicile les femmes en couches et les enfants ; elles les soignent et leur font des dons en nature : berceaux, layettes, vêtements, bons de lait, d'aliments, de chauffage, etc.
L' Ecole des mères, fondée à Paris par Mme Moll-Weiss en 1897, est une œuvre d'éducation ménagère. Elle a une consultation de nourrissons et une garderie enfantine avec école et jardin d'enfants.
L'Association de VOEuvre sociale du bon lait, présidée par
Ambroise Rendu, et l'OEuvre philanthropique du lait procurent, à Paris, aux mères forcées de pratiquer l'allaitement artificiel, du lait de bonne qualité, à bon marché ou même gratuitement. La première de ces sociétés dirige en outre des consultations de nourrissons qui lui appartiennent en commun avec la Mutualité maternelle.
Les Grands magasins du Bon Marché ont décidé, en 1920,
d'accorder aux mères, au moment de l'accouchement, une somme de 200 francs pour leur permettre de se reposer pendant quatre semaines. En outre, la mère, qui allaite, reçoit, pendant les deux premiers mois, une mensualité de 120 francs ; si la mère ne nourrit pas, la mensualité est réduite à 20 francs.
A Lyon, ÏOEuvre de la Samaritaine, l'ondée en 1894 par
Mme Sabran, comprend /|0 lits destinés à recevoir les primipares non mariées à partir du /ie ou du 5e mois, à condition qu'elles s'engagent à reconnaître leur enfant et à renoncer à servir ultérieurement comme nourrice mercenaire.
La Société de la natalité lyonnaise a été fondée en 1918 pour permettre aux ouvrières et aux employées de se consacrer exclusivement à l'allaitement de leurs enfants sans être obligées de travailler ; elle se propose ainsi de supprimer les Chambres d allaitement (p. 121).
Cette œuvre réunit, sous le régime de la loi du 1er juillet 1901, les principaux industriels, commerçants et chefs de grandes administrations de la \ ille de Lyon. Chacun d'eux est tenu au versement d'une cotisation annuelle de 10 francs par ouvrière ou employée.
Les allocations, pour chaque mère, ont été fixées de la façon suivante, d'après les ressources delà société :
Un mois avant la naissance.
100 fr.
Troisième mois de
repos.
ko fr.
A la naissance
20 fr.
Quatrième —
ko fr.
Premier mois de repos.
100 fr.
Cinquième —
ko fr.
Deuxième —
100 fr.
Une layette, d'une valeur de 70 francs environ, est remise à chaque mère. Au 3i mai 1919, la Société comptait 6.o5o femmes assurées.
A Bordeaux, l'OEuvre de Saint-Raphaël, créée en 1890 par
MUTUALITE MATERNELLE 171
Lefour et de Pelleporl-Burèle, reçoit les primipares abandonnées à une époque quelconque de la grossesse.
A Roubaix, l'Association industrielle Familia, fondée en 19 19 par un groupe d'industriels de là région, accorde aux chefs de famille ayant trois enfants et plus, Agés de moins de i3 ans, des allocations mensuelles dont le taux est ainsi fixé :
Par mois de présence :
pour 3 enfants, '\0 francs par mois — 4 — 60 —
pour chacun des autres enfants, 20 —
Une prime de 100 francs est en outre allouée à chaque naissance, quel que soit le nombre des enfants.
Durant la guerre, Je multiples œuvres ont été créées à Paris et en province pour venir en aide aux mères et aux nourrissons. La Croix-Rouge américaine, par l'intermédiaire du Childrens Bureau, a attribué de larges subventions à nos institutions de protection de la première enfance et a créé elle-même des œuvres remarquables '.