CENTRALISATION ET UNION DES ŒUVRES D'ASSISTANCE
permettent d'autre part une collaboration régulière avec les pouvoirs publics.
Les unions d'oeuvres peuvent être divisées en deux catégories, suivant qu'elles ont pour champ d'action ï Assistance sous toutes ses formes ou seulement l'Assistance infantile.
a) Union des œuvres d'assistance à caractère général. — Le type en est fourni par les Unions des œuvres par arrondissement de Paris. La première a été créée dans le XIV arrondissement en igoS à l'instigation de la directrice de la section de Y Abri.
Peu après des unions similaires ont été fondées dans presque tous les arrondissements.
Les représentants des œuvres adhérentes se réunissent une fois par mois, de préférence à la mairie, en présence d'un délégué du bureau de bienfaisance. Chacun d'eux fournit en séance, verbalement ou par écrit, des renseignements sur les familles auxquelles il s'intéresse ou en demande de complémentaires en vue d'une coopération efficace. Il en résulte une coordination des secours accordés de divers côtés, qui, d'une part, est en faveur des assistés et, d'autre part, évite l'exploitation par les mendiants professionnels.
L'Union tient un répertoire par fiches de toutes les familles ou personnes dont il a été question aux séances. Ces fiches sont conservées sous clé et ne sont communiquées qu'aux délégués des œuvres adhérentes ou à charge de réciprocité aux représentants du bureau de bienfaisance.
A l'union Ja VIII" arrondissement par exemple, adhèrent les œuvres qui, à des tilres divers, réalisent l'assistance à la mère ou à l'enfant : l'Abri, l'Abri de l'enjance, l'Abri maternel, l'Amicale du travail féminin à domicile, l'Assistance mutuelle des veuves de la guerre, l'Association d'aide aux veuves de militaires de la grande guerre, l'Association des injirmières visiteuses, le bureau de bienfaisance du VIIIe, la Mutualité maternelle, l'Œuvre sociale du bon lait, l'Office antituberculeux Jacques Siegfried-Albert Robin, la Préservation et sauvetage de la femme, la Société amicale de bienfaisance, la Société d'assistance par le travail, la Société de charité maternelle, la Société protectrice de l'enfance, la Société des visiteurs pour le relèvement des familles malheureuses, l'Union du placement féminin, etc., etc.
Le budget d'une union d'oeuvre est insignifiant, car elle ne distribue pas de secours directement et n'a pas de frais de location si elle tient ses séances à la mairie. L'envoi des convocations, l'impression d'un annuaire constituent ses seules dépenses. Toutefois il faudrait un secrétariat permanent, muni du téléphone, dont la direction serait confiée à une personne compétente, convenablement rémunérée. L'union d'œuvre réaliserait ainsi un office de renseignement de premier ordre.
Les unions d 'œuvre par arrondissement de Paris sont à leur tour réunies en un Groupement des unions des œuvres qui étudie les questions communes.
b) Groupe d'assistance au nourrisson. — L'assistance au nourrisson demeure insuffisante parce que certaines œuvres font défaut ou sont trop peu nombreuses (crèches-infirmeries, asiles de plein air, pouponnières, etc.), et parce que celles qui existent s'ignorent et ne collaborent pas.
Marfan 'a attiré, en io,i3, l'attention sur la nécessité d'associer les œuvres de protection de reniant du premier âge et il a proposé de constituer des groupes d'assistance au nourrisson, comprenant quatre sections.
a) Une consultation de nourrissons,
b) Une crèche -garderie du type Marbeau,
c) Une crèche hôpital,
d) Un asile de plein air.
Un tel groupe, pour combler les lacunes de l'assistance actuelle au nourrisson, devrait être complété à notre avis par les institutions suivantes :
e) Une cantine maternelle,
f) Une pouponnière avec un centre d'élevage surveille.
g) Un office de renseignements du type décrit précédemment sous le nom de maison du nourrisson, qui serait en relation avec les Unions d'oeuvres d'assistance à caractère général.
A Paris, dans le XIVe arrondissement, grâce aux efforts combinés de l'Assistance maternelle et infantile de Plaisance et de l'Union maternelle, un groupement rationnel des œuvresd'assistance au nourrisson est en voie de réalisation. Mais il s'agit là d'une tentative isolée et, d'une façon générale, l'organisation de l'assistance au nourrisson est encore trop peu méthodique.
I. A. B. Marfan, Discussion du rapport de Triboulcl sur les améliorations ;'< apporter au fonctionnement des crèches d'hôpital, Bulletin de la Société de pédiatrie, ioi3, p. 3 i 3.