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HISTORIQUE DE L'INSPECTION MÉDICALE

commission de l'enseignement, puis à celle de l'hygiène publique, n'a pas encore été voté.

Pour le moment, l'inspection médicale des écoles ne fonctionne que dans 36 départements, et encore y est-elle très insuffisante. Elle n'est assez bien organisée que dans quelques grands centres, en particulier à Paris, au Havre, à Nice, à Lyon, à Nancy, à Bordeaux, à Tourcoing, à Nantes, au Creusot, à Alger, etc.

Paris mérite une mention spéciale. Dès i834, Orfila, alors viceprésident du Comité central de l'inspection primaire, avait demandé une surveillance médicale régulière des écoles, comportant une visite hebdomadaire, l'examen individuel des élèves et l'application des mesures de prophylaxie destinées à combattre les maladies contagieuses. Mais les arrêtés du 20 décembre 1842 et du 19 mai 1843, destinés à assurer la réalisation de ses projets, ne lurent pas appliqués, faute d'argent.

L'inspection médicale des écoles primaires n'a fonctionné à Paris qu'à partir de 1879. Par l'arrêté du 13 juin, 85 médecins scolaires devaient être choisis par le préfet, sur une liste dressée à l'élection par tous les médecins d'un arrondissement. Chaque médecin avait une vingtaine de classes sous sa surveillance et touchait une indemnité annuelle de 600 francs.

Par l'arrêté du 15 décembre 1883, le nombre des médecins scolaires fut porté à 126 ; on leur attribua quinze ou vingt classes et l'indemnité fut élevée à 800 francs. Comme l'élection prévue par l'arrêté de 1879 avait donné de mauvais résultats, la désignation des médecins fut réservée au préfet, sur présentation du maire et de la délégation cantonale ; elle était faite pour trois ans.

Après la loi de 1886, cette organisation devint insuffisante, car elle ne s'occupait pas de l'examen individuel des élèves ; mais c'est seulement en 1910 que le Conseil municipal a voté une réorganisation du service médical des écoles, sur la proposition du Dr Guibert *. Depuis, les écoles maternelles, les écoles primaires et les écoles professionnelles sont soumises à l'inspection. Le nombre des médecins scolaires est fixé à 210; chacun d'eux ne doit pas avoir sous sa surveillance plus de mille enfants. Les nominations ont lieuà la suite d'un concours et l'indemnité s'élève à 1.200 francs. Cette réorganisation coustitue un progrès très sensible ; il reste toutefois des améliorations à réaliser.

L'inspection médicale des écoles de la banlieue parisienne a été

1 . Rapport sur la réorganisation du service de l'inspection médicale des écoles de la ville de Paris, présenté par le D1' Guibert, conseiller municipal (1908).

réorganisée sur le modèle de celle des écoles de Paris par le conseil général de la Seine à la fin de 1 9 1 3. 120 circonscriptions d'inspection ont été instituées comprenant chacune i.Soo enfants environ. Les médecins inspecteurs sont recrutés au concours et leur traitement est de 1.200 francs.

Dans les lycées et les collèges il n'existe pas d'inspection médicale. Toutefois, en i8o3, à la création de l'Université, les médecins furent introduits dans les lycées, et, en 1 8 6 A , sous le ministère de Duruy, leurs attributions furent précisées ; ils étaient et ils sont encore chargés de visiter tous les jours l'infirmerie de l'établissement et de prendre les mesures utiles pour empêcher la propagation des maladies contagieuses.

On discute actuellement l'opportunité d'organiser l'inspection obligatoire dans les lycées et les collèges, mais celle ci soulève des objections *. Les attributions des médecins dans les établissements d'enseignement secondaire devraient toutefois être au moins les mêmes que celles des médecins des écoles primaires : surveillance du développement et de la santé des élèves, de l'hygiène des locaux. de l'hygiène corporelle (propreté, alimentation, etc.\ de l'éducation physique.

20 Inspection médicale des écoles à l'étranger. —

A l'étranger -, l'inspection médicale des écoles fonctionne presque partout.

En Belgique, toutes les grandes villes ont une bonne inspection médicale scolaire depuis 1 S 7 /j 5 celle de Bruxelles notamment peut être citée en exemple.

En Hollande, la surveillance médicale des écoles est très bien comprise à la Haye. Le système adopté diffère du nôtre. Trois médecins assument à eux seuls l'inspection des 20.000 écoliers de la ville 5 ce sont des fonctionnaires, qui reçoivent 8.000 francs de traitement par an et n'ont pas le droit d'exercer.

En Allemagne, l'inspection médicale des écoles prend chaque année plus d'extension. Avant la guerre, plus de 000 villes disposaient d'un service médical scolaire. A la campagne, plusieurs com munes étaient syndiquées pour supporter les frais de celte institution.

1. Gallois, Inspection médicale dans les lycées, Pédiatrie, 20 mars IQI2. — Swvs, L'inspection médicale obligatoire dans les lycées et collèges, Pédiatrie, ioi3. — L. Butte, L'inspection médicale dans les lycées, La Médecine scolaire, \ II, iomars 1914, p. 91.

2, Doist, loc. cit.) et V. -H. Fuiedel, Revue pédagogique, Paris, Delagrave, 1908.

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