Marcel Labbé, Régimes alimentaires, 19 10, p
les éléments histo gêné tiques (réparateurs des tissus) ou plastiques, matériellement nécessaires à la réparation des l issus . S'il \ a une ration minima d'albuminoïdcs snllisanle pour empêcher le dépérissement de l'organisme, « il importe de bieD spécifier que la ration d'albumine la plus avantageuse a besoin d'être notablement «au-dessus de la quantité strictement snllisanle ». ( \. Dastre '. Il est inexact d'ailleurs de dire que l'organisme a besoin d'une quantité donnée d'albumine; il a besoin d'une certaine quantité de chacun des acides aminés (tyrosine, leucine, protine, arginine. elc.) qui constituent l'albumine "2.
L'alimentation doit fournir en outre les matières minérales, qui entrent dans la composition des tissus en proportions 'd'autanl pins élevées que l'enfant est plus âgé, elles vitamines indispensables au fonctionnement régulier du métabolisme nutritif.
En énumérant les aliments les plus qualifiés pour l'écolier, nous serons amenés à indiquer les rations qui nous paraissent les meilleures.
20 Choix des aliments. — L'alimentation doit être proportionnée à l'âge de l'enfant. Elle doit de plus cire Nariéc autant que possible : l'uniformité des menus nuit à l'appétit, est défavorable au fonctionnement de l'intestin et risque de ne pas fournira l'organisme les éléments multiples nécessaires à son enlrclien et à sa croissance. Il importe donc de bien connaître la valeur des principaux aliments.
a. Aliments d'origine animale. — Le lait de vache est un excellent aliment, à condition de ne pas en abuser. On le donne pur ou on l'emploie dans la préparation de potages, de bouillies, de purées, d'entremets. Il est utile par sa teneur en albumine, en beurre et en sels.
Le beurre doit être largement employé. La crème, riebe comme lui en matières grasses, est moins digestible.
Les fromages, et notamment les fromages frais, sont également rccommandables, car ils ont une grande valeur alimentaire.
La viande est utile pour couvrir ie besoin d'albumine de l'orga nisme qui est, en moyenne, de 2 grammes par kilogramme corpo rel. Il ne faut donc pas craindre d'en donner assez lot une certaine quantité ; Maurel va trop loin lorsqu'il déclare qu'il huit l'écarter