SPORTS
celle de la course, à laquelle il est parfois associé (course à obstacles).
La natation est certainement un des meilleurs et des plus utiles parmi les sports ; elle nécessite les mouvements de respiration les plus appropriés au développement de la cage thoracique et des poumons, elle fortifie tous les muscles du corps et exerce leur souplesse. On peut la pratiquer de plusieurs façons et, dans ces dernières années, de nombreuses nages nouvelles ont été imaginées (over arm side strokes, trudgen, etc.) Ces nages très en vogue à l'heure actuelle permettent de réaliser de grandes vitesses, mais, au point de vue de la culture physique, l'ancienne et classique brasse sur le ventre est encore la plus recommandable, parce qu'elle exige les mouvements les plus symétriques et est la plus facile à apprendre.
La natation offre aussi l'avantage d'être un exercice de plein air et de pleine lumière lorsqu'elle est pratiquée à la mer, dans un lac ou dans un cours d'eau ; cependant, pour l'apprentissage il est préférable d'utiliser une école de natation : établissement de bains situé sur une rivière, par exemple, ou piscine. Malheureusement, nous sommes très en retard en France, à ce sujet. Paris ne dispose que d'un nombre infime d'écoles de natation, et beaucoup de grandes villes en sont complètement dépourvues. Cet état de choses est d'autant plus regrettable que la natation en même temps que la vigueur du corps assure sa propreté.
Le canotage doit être placé sur le même rang que la natation. Comme elle, il développe harmonieusement toutes les parties du corps, favorise le jeu de la respiration et se pratique en plein air. De nombreuses sociétés d'entraînementnautique permettent aux élèves de se familiariser avec ce sport, un des plus agréables et des plus recommandâmes.
Le patinage sur glace et les divers sports d'hiver constituent pendant la saison froide des exercices de plein air, très sains et très divertissants. Ils ne peuvent toutefois être facilement réalisés en France que dans certaines régions montagneuses.
Dans les pays du nord, presque toutes les écoles organisent des patinoires pour les élèves, certaines même dans la cour des bâtiments scolaires. Dans les contrées où le terrain est suffisamment accidenté, les enfants pratiquent également le tobbogan.
Le ski a pris un grand développement dans ces dernières années, mais ce sport est réservé aux élèves des écoles secondaires et supérieures, car il comporte une dépense de matériel plus élevée et exige plus de force et d'agilité.
Le patinage à roulettes a repris une certaine vogue depuis quel-
ques années ; il offre l'avantage de pouvoir être pratiqué en loulc saison el en loul lieu, mais généralement les skating-ring sont des espaces clos.
L'équitation, très bon sport pour développer la souplesse du corps el l'énergie, offre l'inconvénient, étant fort coûteux, de n'être à la portée que d'un petit nombre d'écoliers privilégiés. * Le cyclisme, pratiqué sans excès, csl un bon exercice de plein air ; il développe s\ métriquement les muscles, il active la r< spiration el en même temps il exige de l'agilité et de la décision. » Il doit eu grande partie sa supériorité, dit Fauvel ', à ce qu'il est un exercice
Fig. 63. — Boxe. Coup de poing île figure.
automatique, rythmé. V allure modérée, c'est un des meilleurs à recommander lorsque l'on veut éviter île surmener le cerveau déjà fatigué par le travail intellectuel. On peut en obtenir des effets néraux aussi intenses qu'on le désire avec un minimum de fatigue physique et intellectuelle. » Il importe toutefois de ne pas oublier qu'en raison même de son automatisme l'exercice de la bicyclette peu I conduire au surmenage, à l'insu du sujet qui le pratique : on devra, en conséquence, le doser avec soin, suivant l'âge el les forces de l'enfant.
L'escrime est un sport recommandable, mais, de même que l'équitation, il est difficile de le généraliser. Il offre d'ailleurs l'inconvénient de développer surtout le eolé droit du corps et <lc n'être pratiqué généralement qu'en des lieux fermés.
La boxe est plus facilement mise à la portée d'un grand nombre
i, Pierre Fauvel, Lec\clismc dans ses rapports avec l'éducation physique, Ie" Congrès internai, de l'éducation physique, Paris, mars iqi3, t. 1, p. 373.
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d'élèves ; est peut-être préférable à l'escrime comme exercice. « C'est le plus hygiénique de tous les sports », écrivent F. Lagrange et Peugniez '. Elle fait travailler tous les muscles, développe la force, l'agilité, l'adresse, comporte l'exercice incessant des facultés intellectuelles, et a même un effet orthopédique en contribuant au redressement de la taille (fig 63).
Le tir est un sport d'adresse qu'il est très important de vulgariser en vue de la préparation militaire des écoliers. Certains lycées et collèges ont des stands de tirs particuliers ; d'autres se sont mis en rapports avec les autorités militaires, ce qui réduit les dépenses. Dans certains pays du Nord, les élèves pratiquent le tir à l'arc.
Les sports que nous venons d'envisager peuvent pour la plupart être pratiqués également par les élèves de l'un et l'autre sexe-, surtout lorsqu'on a eu recours à un entraînement physique méthodique et précoce. Toutefois la marche et la natation conviennent particulièrement à l'organisme plus délicat des filles.