IV. TRAVAUX MANUELS
Les travaux manuels ont depuis longtemps été préconisés comme procédé d'éducation. Comenius, pédagogue slave renommé du xvne siècle, J.-J. Rousseau, puis Peslaloz/i et Frœbel ont montré leurs avantages. « J'aime mieux, écrit J.-J. Rousseau qui lut apprenti-ouvrier, que nos instruments ne soient point si parfaits et si justes et que nous ayons les idées plus nettes de ce qu'ils doivent être et des opérations qui doivent en résulter. »
Les travaux manuels n'ont pas pour but d'enseigner une profession aux enfants ; ils constituent simplement un exercice qui développe leur habileté et leur faculté d'attention. « Nous pensons, dit Turin1, que l'on doit donner à l'enfant, d'où qu'il vienne et quel qu'il soit, des notions de travail manuel, lui apprendre, non pas un métier, mais les préliminaires de tous les métiers, c'est-à-dire l'adresse et la force, la main au service de la volonté. »
Le travail manuel éducatif, et non professionnel, a été introduit dans les écoles de Suède, dès 1870, sous le nom de Slôjd. En 1899, on le pratiquait dansS.iô" écoles.
Au Danemark, le travail manuel est également obligatoire pour tous les élèves et le système danois de Slojd est particulièrement intéressant -.
Après une étude comparalivedes divers métiers, Aksel Mikkelsen,
1. Turin, Le travail manuel à l'école, Rapport au llh' Congrès international d'hygiène scolaire, Paris, 1910, t, 1, p. 202.
2. Axel Dam, Le travail manuel dans les écoles. Le Slujd danois. Rapj 7//e Congrès international d'hygiène scolaire, Paris, 1910, t. 1, p. a 1 4 .