‹ Hygiène vestimentaireChapitre 24 sur 90 · DE LA TOILETTE ET DES PARURES · texte numérisé non relu

DE LA TOILETTE ET DES PARURES

Le mot toilette désignait, dans le principe, une petite nappe blanche bordée de dentelles et servant à recouvrir un guéridon sur lequel les dames déposaient, le soir, avant de se coucher, les différentes pièces de leur parure; ce mot servit ensuite d'épithète à une foule d’objets, tels que tables, meubles, cuvettes, flacons, etc.; il désigne aujourd’hui les soins de propreté ou hygiéniques des diverses parties du corps. Ainsi, l’on dit : la toilette des yeux, de la bouche, des cheveux ; la toilette des pieds, des mains, etc. Le lieu où se pratiquent ces petites opérations se nomme cabinet de toilette ou boudoir ; c’est un sanctuaire inviolable à tout profane. Enfin, le mot toilette embrasse, dans son acception la plus générale, tout ce qui concerne la propreté du corps et de l’habillement, tout ce qui concourt à la parure, aux grâces, à l’ornement et à l’élégance de la mise.

Reine et déesse dans son boudoir qu’enrichissent les raffinements du luxe, la jeune femme s’approche

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de sa glace et voit une figure charmante; ses yeux s’attachent sur des yeux qui la regardent et y restent complaisamment fixés; elle sourit à une jolie bouche qui, en lui rendant son sourire, montre une rangée de dents semblables à des perles ; elle sourit à des joues arrondies et légèrement teintées de rose, à de beaux sourcils, aux ondulations d’une soyeuse chevelure, à des épaules veloutées, aux suaves contours d un sein plus blanc que l’ivoire ; elle sourit avec orgueil à chacun des attraits du beau corps qu'elle aperçoit, parce que ce beau corps c’est le sien.

A côté d’elle est une jeune fille qui prépare et dispose les boîtes, cartons, cofîretSj petits pots, vases et flacons où sont enfermées les choses indispensables à la toilette. Bientôt le doux esprit des fleurs s’échappe des flacons de cristal, les essences coulent et l’air est embaumé de parfums. Le peigne, la brosse et l’éponge sont promenés avec légèreté par une main exercée : les onctions, les ablutions leur succèdent, et, sous l’influence de leur action combinée, les formes se raffermissent, les charmes se développent, la peau acquiert un poli, une fraîcheur admirables ; la carnation prend un nouveau lustre et la beauté brille dans tout son éclat.

La toilette achevée, c est au tour de la parure ; alors, que de précautions, que de soins, d’adresse, d’art et de bon goût sont exigés pour arranger, disposer, marier, grouper, disperser cette foule de char-

mants objets qui font ressortir les attraits de la forme ou qui cachent ses imperfections !

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