‹ Hypnotisme et croyances anciennesChapitre 5 sur 38 · Rig-Veda. Hymne iv, section · texte numérisé non relu

Rig-Veda. Hymne iv, section

du bois, le médecin une maladie, le prêtre des libations » (1),

C'est vers le même temps qu'on voit apparaître les premières traces de la magie à laquelle il est plusieurs fois fait allusion dans la vu" et surtout dans la viii" section du Rig. La magie peut être employée dans un but bon ou mauvais; il semble même qu'il y ait dès l'origine deux espèces de mages, les uns bienfaisants, les autres spécialement occupés d'œuvres mauvaises. Ceux-là sont la terreur du vulgaire qui se réjouit lorsijue les dieux frappent le magicien:

« C'est toi qui as frappé l'avare Namoutchi en faveur du sage Manou : tu as privé ce brigand de sa magie ».

Ce que l'Hindou redoute par-dessus tout du magicien c'est l'imprécation qui peut attirer sur lui nombre de maux.

Malgré cela, la magie ne se substitue pas à la médecine ; l'idée de guérison reste liée aux procédés non magiques, mais sacrés.

Cependant, au caractère un peu indécis, presque purement symbolique et toujours suppliant des hymnes du Rig, se substituent peu à peu des pratiques plus précises; à la période des invocations succède celle des conjurations; la prière se transforme en ordre, en véritable exorcisme. Déjà les médecins prescrivent l'usage de plantes dont l'expérience leur a enseigné les vertus curatives, et ils aident l'effet du médicament par un hymne approprié, qui passe pour lui donner toutes ses propriétés.

Ces hymnes sont en grand nombre dans l'Atharvéda. Ils ont pour objet la guérison des maladies, la préservation des maléfices, l'éloignement des fléaux épidémiques et même la résurection des morts probablement regardée comme possible au temps des Védas.

Ton âme qui est allée au loin dans la contrée de \'ama (dieu de la mort), nous la rappelons pour qu'elle Revienne ici, dans ta maison, à la vie.

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