‹ Hypnotisme et croyances anciennesChapitre 6 sur 38 · Rig-Veda. Hymne iv, section · texte numérisé non relu

Rig-Veda. Hymne iv, section

Ton âme qui est allée vi^^iter au loin la Terre Aux quatre parties nous la rappelons pour qu'elle Revienne ici, dans ta maison, à la vie.

Ton âme qui est allée au loin dans TOcéan Et ses flots écumeux, nous la rappelons pour qu'elle Revienne ici, dans ta maison, à la vie.

A force de voir et de soigner des malades, les prêtres ont acquis une certaine expérience ; leur science théorique et pratique est devenue considérable ; leur pharmacopée est très riche. Cette science est réunie dans un livre qui est VAiju)^ Veda de Suçruta. Ce livre fait aujourd'hui partie de l'Athar Veda, mais il est très probablement postérieur aux trois premières auxquelles il constitue une sorte d'appendice. Il existe dans beaucoup des formules qu'il renferme une sorte de médecine des signes, consistant à invoquer les puissances cosmiques qui, de près ou de loin, ont quelque analogie avec la nature du mal. C'est la première trace d'un magnétisme théorique, que nous retrouverons souvent.

Les Hindous, ceux des classes non instruites tout au moins, croient les maladies produites par la présence dans le corps de démons malfaisants qu'il faut chasser par les pratiques magiques. Le nombre des maladies connues est peu considérable : on ne voit citer dans les Védas que la lèpre, la phthisie et l'hémorragie consécutive aux avortements, à laquelle il est fait unebrève allusion. Quelques passages traitent de la morsure des serpents et des conjurations par lesquelles on en peut prévenir les dangereux effets.

Mais aucun texte n'indique que le sommeil provoqué ait été connu à ces époques reculées. Peut-être des accès de léthargie spontanée furent-ils observés. Comment admettre sans cela la créance qu'on accordait à l'hymne destiné à rappeler les morts à la vie ? Mais c'est là une pure hypothèse que les faits actuels ne nous permettent pas de transformer en affirmation catégorique.— A l'appui de cette idée nous reproduirons ici, bien

Page 1