‹ Hypnotisme et croyances anciennesChapitre 9 sur 38 · leschl-Sadéi C< de Harlez Avesta p. cix · texte numérisé non relu

leschl-Sadéi C< de Harlez Avesta p. cix

par M. Layard dans la bibliothèque du palaisde Kouyoundjick, sur remplacement de Ninive. Ces fragments proviennent dun recueil des formules et des incantations employées par les mages chaldéens, ceux-là mrmes dont Diodore de Sicile disait plus tard : Ils essayent de détourner le mal et de procurer le bien, soit par des purifications, soit par des sacrifices, ou encore par des enchantements. Ces tablettes semblent être des copies d'un exemplaire beaucoup plus ancien du recueil provenant de la bibliothèque d'une fameuse école chaldéenne, l'école sacerdotale d'Erech.

L'ouvrage était divisé en trois livres. L'un deux, intitulé Les mauvais esprits, est exclusivement rempli de formules de conjuration et d'incantation. Un second contient les chants auxquels on attribuait le i)ouvoir de guérir les maladies. L'n troisième renferme des hymnes à certains dieux auxquels on attribuait vraisemblablement une puissance mystérieuse etsurnaturelle. Ces trois livres devaient correspondre à trois classes de docteurs chaldéens que le livre de Daniel énumère à côté des astrologues et des devins : les Khartumin (conjurateurs) les Hakamin ^médecins), les Asaphim (théosophes). Chez ces vieux Chaldéens nous retrouvons conservi'e la croyance accadienne à l'origine démoniaque des maladies. De là ce fait, qui frappa l'attention d'Hérodote^ qu'il n'y eut jamais à Babylone ni en Assyrie de médecins proprement dits, que la médecine ne devint pas, comme en Grèce, une science rationnelle mais qu'elle demeura une branche (h' la magie, composant son arsenal thérapeutique d'incantations de charmes et de philtres.

Cela n'empêchait pas qu'on eût distingué les unes des autres un certain nombre de maladies. Les incantations, en effet, embrassent une très grande variété de cas. Les plus nombreuses ont pour objet la guérison de la peste, de la fièvre, de la maladie de tête il) qui probablement alors étaient de toutes les maladies, celles qui faisaient le plus de ravages.

Le fragment d'incantation suivant peut donner une idée des

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