‹ Hypnotisme et spiritismeChapitre 22 sur 66 · PEUPLES SAUVAGES · texte numérisé non relu

PEUPLES SAUVAGES

Arabes. — Chez les Arabes, nous voyons la secte des Aïssaoua, surtout en Algérie, présenter les mêmes phénomènes d'insensibilité que les fakirs

de l'Inde. Ils avalent des charbons ardents ou de1"morceaux de verre, se transpercent les membres sans conserver de cicatrices, etc.

Osman Bey, dans son Génie de l'Islamisme, cite les derviches Cheik, opérant de vrais miracles, grâce aux pouvoirs transmis par le Pir, fondateur de leur ordre. « Les Cheik vendent des amulettes, guérissent par le magnétisme, se concilient les bons esprits et rendent impuissants les mauvais, par leurs exorcismes. » On remarque chez les musulmans la médiumnité ou voyance au verre d'eau, au cristal, au miroir, etc.

De Laborde parle d'un magicien arabe, nommé Achmed, qui fixant un enfant quelconque et lui versant de l'encre dans la main, lui suggérait d'y voir les personnes désignées par les assistants.

Dans son exploration de l'Algérie, El Ajach dit : « Les gens de Tripoli ont un grand nombre de Médidub. On appelle ainsi des individus tombant dans un état analogue à celui des convulsionnaires de Saint-Médard. Ils sont nombreux en Algérie et plus connus sous le nom d'Aïssaoua ou Ammarim. »

Chez les Battacks, l'homme possédé par un esprit est regardé comme un oracle. Ils choisissent comme sorciers ou médecins les individus difformes, ou ceux que les génies rendent soudainement fous, montrant ainsi qu'ils les désignent comme intermédiaires entre eux et les hommes. Ils les

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confient au sorcier en chef, qui les instruit pendant quatorze jours.

Dans l'ancien Pérou, en outre des vierges sacrées et des prêtres, on trouvait des magiciens d'ordre inférieur, prophétisant en convulsions, vénérés du peuple et méprisés des hautes classes.

Les Patagons ont des sorciers et des sorcières qui prophétisent et qui exercent la médecine. Les sorciers hommes doivent mettre des habits de femme et avoir montré des dispositions dès la jeunesse. Les épileptiques sont choisis de préférence, passant pour inspirés d'en haut.

Au Brésil, peut devenir sorcier-médecin quiconque est né ou devenu épileptique; chez les indigènes du Sud Australien, quiconque voit les démons dès l'enfance et a, sous leur influence, des songes effrayants, comme les incubes.

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