BROMURE DE POTASSIUM
Devant la commissure labiale : dégoût, envie de vomir.
Devant le bras et l'avant-bras : sensation agréable, elle recherche le contact du tube, se frotte les mains avec plaisir.
Devant la région thyroïdienne : pâleur de la face et atténuation des mouvements respiratoires.
Bromure de potassium
— Eau 10 grammes — Kbr 5 grammes —
Côté gauche. — Figure fatiguée; le sujet se frotte les yeux, se plaint qu'elle ne voit pas et qu'elle perd la vue, elle tâtonne devant elle comme une personne qui n'y voit pas, les pupilles sont dilatées : 4 millimètres.
A l'oreille : le sujet semble écouter, puis à un moment donné, cherche a entendre et paraît devenue sourde, elle fait signe qu'elle ne voit plus ni n'entend plus.
A l'œil, le tube présenté amène une expression d'hilarité, le sujet y voit; à la narine, sensation d'amertume et répulsion.
A la commissure labiale : le sujet entr'ouvre la bouche pour mordiller le tube et puis serre les dents.
Au niveau du bras et de la jambe : paralysie flasque des deux membres.
Au niveau de la région thyroïdienne : accélération des mouvements respiratoires, mais pas de gonflement. Si on présente le tube sur la ligne médiane, la turgescence thyroïdienne se montre immédiatement.
Côté droit. — Tube présenté au niveau du cou, — petites secousses dans les bras et les épaules — hémiplégie flasque à droite — affaiblissement de tout le corps (planche VI). Les yeux hagards. Respiration anxieuse; bouche entr'ouverte, comme chez une personne dans un état d'accablement profond.
Devant l'oreille : secousses successives ; regard terrifié.
Devant l'œil : occlusion des deux yeux.
Devant la narine : répulsion; sensation désagréable.
Devant le bras : hémiplégie flasque avec anesthésie.
SULFATE D ATROPINE 1 7 l
Devant la région sous-hyoïdienne : accès de terreur avec bruit de cornage et de stertor.
Sulfate d'Atropine
— Au dixième —
Côté gauche. — Au bout de quelques minutes, le tube étant appliqué à la nuque, la main droite se ferme convulsivement et le bras devient raide.
De l'autre main le sujet défait sa chevelure, elle est agacée, ne peut rester en place, se lève et se rassied alternativement. Elle lève son poing d'un air menaçant et se recourbe ensuite en arc de cercle. Les pupilles mesurent 4 millimètres. Elle tombe dans un sommeil qui dure environ dix minutes.
Devant l'oreille : le sujet se parle à lui-même en disant des choses insignifiantes.
Devant l'œil, dont les paupières sont très dilatées : hallucinations terrifiantes.
Devant la narine : répulsion; elle répond d'un ton sec et impératif: «Jamais! jamais! »
Devant la commissure labiale, elle répond : « Oui ! » d'une façon agréable.
Devant le bras et l'avant-bras, elle les retire avec répulsion.
Côté droit. — Gaîté expansive tout d'abord, le tube étant mis au niveau du cou, le sujet remue sur son siège élastique, en bondissant ; puis il est pris de petites secousses, tord les bras du fauteuil ; il devient absorbé, prend sa tête avec ses mains, et accuse une douleur céphalique très vive, se renverse en. arrière et tombe dans un état d'abandon et de prostration intenses, les yeux convulsés en haut (planche XIV), avec apnée.
Devant l'oreille : sensation désagréable ; agitation.
Devant l'œil : tube présenté devant l'œil, à 5 centimètres, ainsi qu'il est marqué sur la planche XIV; s'ouvre spontanément. L'œil gauche s'ouvre aussi à la suite et les pupilles arrivent à avoir une dilatation de 6 millimètres au lieu de 4 — qu'elles avaient auparavant, — on les voit directement se dilater.
Devant les narines : aucune réaction.
Devant la commissure labiale : la bouche reste entr'ouverte.
SULFATE DE SPARTEINE 1 73
Région thyroïdienne : mouvements de déglutition et de vomiturition.
Envie d'uriner subite.
Après ces expériences, le sujet qui était frappé de cécité des couleurs, a pu récupérer la faculté de voir le rouge, le violet, le jaune et le bleu.
Sulfate de Spartéine
— 5 centigrammes pour : Eau 10 grammes —
Côté gauche. — L'application du tube au niveau de la région latérale gauche du cou produit presque instantanément des phénomènes de turgescence de la face d'une très grande intensité (planche XIII). La figure est rouge violacé, les yeux brillants et saillants, largement ouverts, les conjonctives violemment hyperémiées ; un mouvement fluxionnaire au niveau de la tête se développe et se généralise rapidement, et en même temps les muscles des épaules et du cou deviennent raides et contractures : les mouvements inspiratoires s'arrêtent et le sujet est quasi suffoqué, comme si on lui avait serré un lien autour du cou. La région
thyroïdienne est considérablement augmentée, et en même temps les avant-bras sont raides et les mains fermées convulsivement. Ces phénomènes de congestion subite de toute la région céphalique ne permettent pas de prolonger l'expérience au delà d'une minute à peine. On enlève immédiatement le tube, et le sujet de lui-même retombe insensiblement en période léthargique.
Côté droit. — Les phénomènes sont moins rapides et moins tumultueux, le sujet ouvre les yeux, regarde en haut, sa figure est effrayée, les pupilles sont petites, les inspirations deviennent plus fréquentes et sont en harmonie avec l'effroi qui se peint sur la physionomie; le pouls s'élève à ioo pulsations par minute.
Devant l'oreille : effroi.
Devant l'œil droit, le tube fait fermer cet œil et l'autre ; puis les yeux s'ouvrent de nouveau et on remarque qu'il y a strabisme.
Devant la narine : sensation désagréable.
Commissure labiale : la bouche s'ouvre toute grande et détermine un hoquet.