ACTION D UN TUBE DE VERRE VIDE
Action d'un tube de verre vide
J'ai tenu à vérifier expérimentalement si le tube de verre dans lequel j'ai présenté les différentes substances mises en expérience chez certains sujets et chez Esther, en particulier, était susceptible d'avoir, en temps que corps chimique spécial, une action propre sur le système nerveux et à agir par lui-même. Ces recherches ont été poursuivies à plusieurs reprises, et j'ai été à même de constater l'existence de certains phénomènes constants, la Contracture alternante d'un bras, entre autres, qui pourrait bien être considérée dans certaine cas, comme dans la planche X, comme tout particulièrement imputable à l'action du tube de verre.
Le tube appliqué à gauche, au lieu d'élection, a suscité du même côté quelques grimaces dans la face, en même temps une contraction énergique du bras correspondant. En même temps, le sujet, silencieusement, ouvre les yeux avec une physionomie calme, indifférente et gaie.
Devant l'oreille, la satisfaction prend une forme
extatique, le sujet se met à rire. Devant l'œil, les paupières correspondantes se ferment. Devant la narine et la commissure, le sujet recherche le tube et cherche à le frapper.
A droite, la contracture du bras gauche cesse, il devient flasque et hémiplégique. Le tube présenté à l'oreille correspondante détermine une autre physionomie. Le sujet se parle à lui-même, son regard devient menaçant, il a peur et est affecté d'une façon triste : pleurs.
Devant les yeux, les paupières s'entr'ouvrent; devant les narines, les lèvres : manifestations répulsives.
On comprend l'importance toute spéciale de ce genre de recherches et la nécessité absolue de commencer par elles chez les sujets mis en expérience, dont il faut tâter ainsi la sensibilité spéciale. On pourra aisément neutraliser ces éléments perturbateurs, en employant les corps en expérience sous forme pulvérulente et placés dans un morceau de papier.