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ment un hygroma de Ja grosseur d'une orange, qui fut ponctionné par le D' Andreux avec un appareil aspirateur. Elle resta cinq jours au lit; à la suite de cette chute et de la frayeur qu’elle éprouva ; sesrègles se supprimèrent de nouveau.
Dans le courant de novembre les douleurs qui depuis l’âge de vingt-quatre ans, n'avaient jamais abandonné la jambe, devinrent plus intenses; une douleur vive spontanée se manifesta d’abord en un point situé au tiers inférieur et interne de la jambe, puis envahit le cou-de-pied, puis sous l’influence de la fatigue, se généralisa à la jambe tout entière. Depuis deux ans déjà l’autre jambe, la droite, était aussi devenue douloureuse, ce qu’elle attribue à la fatigue éprouvée par cette jambe qui supportait presque seule le poids du corps. Les temps pluvieux exaspéraient cette douleur. Elle ne put depuis le dernier accident que faire de la couture, c’est à peine sielle pouvait se tenir debout.
Elle se présenta à la consultation de l'hôpital, mais ne put être admise, faute de place; elle se logea dans une chambre en ville. Elle revint le 20 janvier, se fit aider pour monter en tramway; puis vint à pied depuis la place du Marché, en se tenant contre les murs et s'appuyant sur une canne; elle mit trois quarts d’heure pour faire ce trajet d'environ cinq cents mètres. Cette femme n’a jamais eu de maladies antérieures
Etat actuel.—Constitution moyenne. Tempérament un peu lymphatique. Apyrexie. La malade se tient debout, le corps incliné du côté droit, le bassin abaissé du même côté. Elle ne peut marcher qu'en se cramponnant aux montants des lits qu'elle ne quitte pas; et en marchant, elle s'incline très fortement en avant et sur le côté gauche; elle marche, les jambes raides, presque sans mouvements dans les jointures.
Depuis deux mois l'état est resté stationnaire; l'insomnie est devenue une règle générale : à peine a-t-elle eu depuis cette époque quatre ou cinq nuits passables.
On détermine par la pression des douleurs très vives qu'on peut localiser sur des points spéciaux à volonté, surtout sur le trajet des veines, car la malade prétend que ce sont ces veines, qui sont chez elle assez apparentes, qui sont la cause de ses souffrances. Cependant la douleur paraît être particulièrement intense le long du bord antérieur et de la face interne des tibias. Les jambes sont légèrement œdématiées.— Les autres organes fonctionnent normalement. Pas de douleur abdominale; pas d’anesthésie; aucun autre symptôme hystérique.
La malade est mise facilement en sommeil profond. Je la fais
marcher pendant son sommeil et lui suggère la disparition des douleurs. Au réveil la malade marche mieux; elle se tient plus droite; elle n'a plus besoin de se cramponner aux montants des lits. Elle reconnait que depuis quatre mois elle n’a pas marché aussi bien.
21.— La malade continue à marcher assez bien; ce qu’elle ne pouvait faire auparavant. Mais elle à mal dormi la nuit. — 2° suggestion.
22.— N'a presque pas ressenti de douleurs pendant la nuitet se sent bien mieux en marchant; l'allure est assez rapide. — Continuation de la suggestion.
25.—La malade dort bien,ne souffre plus et continue à marcher d’une facon satisfaisante.
31.— Les suggestions ont été supprimées depuis le 26 janvier. La malade se plaint aujourd’hui d’une sensation de fièvre avec douleurs dans les jambes, comme si on les brûlait avec des charbons.— Suggestion.
1 février. — S’est bien trouvée hier dans l'après-midi et la nuit.