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dormie, j'avais remarqué que si je mettais les bras en l'air, ils avaient bien de la tendance à y rester. Mais aussitôt que je lui dis qu'ils devaient y rester, elle les baisse. Alors je lui dis : « Laissezles en l’air ou baissez-les; cela m'est égal. Vous êtes tout de même sous l'influence de la suggestion. » Elle hésite et ne sait si elle doit les laisser ou les abaisser.
Cet état d'esprit constaté, je recommande à l'entourage de la malade de ne pas me parler devant elle de ses crises, de ne pas me dire s’il y a du mieux ou non, et de n'avoir même pas l'air d'y faire attention.
Je continue à l’endormir tous les jours et je lui dis : « Je considère que votre état nerveux est en voie de guérison. Que vous ayez encore ou que vous n'ayez plus de crises, cela ne fait rien; je ne vous en parle pas, car elles sont destinées à disparaître. Elles peuvent encore durer quelque temps par suite de l'habitude acquise par le système nerveux. Mais la maladie elle-même est guérie. »
Je continue ainsi. Après deux ou trois nouvelles séances, j’apprends, à l'insu de la malade, que les crises diminuent d'intensité et de durée : au lieu d’une heure et demie, elles ne durent plus que trois quarts d'heure.
J'ai l’air de ne pas le savoir. Je continue à lui dire : « Vous avez toujours vos crises, je lè sais; mais la maladie est certainement guérie; les crises disparaitront certainement, comme elles voudront. »
Continuant aiusi pendant environ quinze jours, les crises ont au bout de ce temps, trois semaines environ après le début du traitement, complètement cessé et n’ont plus jamais reparu depuis cette époque.
Je procède d’une facon analogue pour la paraplégie. Je suggère la restauration de la motilité, j’affirme la guérison. « Elle est en train ; elle se fera forcément. » Quand je fais mine de toucher le tendon rotulien, grand réflexe, grand écart de la jambe. Je lui dis : « Cela ne fait rien ! Que votre jambe soit lancée ou non en avant, la paralysie est en voie de guérison. »
Après chaque suggestion, on essaie de lever la malade et de la faire tenir debout. Dans les premières séances, elle s’affaise immédiatement. Peu à peu elle se tient mieux. Au bout d’un mois, elle commence, étant tenue par lès deux bras, par avancer les jambes, en les lançant en avant avec un grand écart. Vers le commencement d'août, l'amélioration est notable ; elle se tient seule debout avec un canneet s'appuyant avec l’autre main ; elle fait cinq ou six pas, en s'appuyant moins sur les bras qui la soutiennent. La pro-
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