‹ Hypnotisme, suggestion, psychotheŕapie (volume 3)Chapitre 160 sur 271 · HYSTÉRIE INFANTILE · texte numérisé non relu

HYSTÉRIE INFANTILE

Le 9, je l’endors facilement par insinuation douce, d'un sommeil profond : je lui suggère de n'avoir aucune émotion; de ne plus penser au domestique pendu, de dormir la nuit sans peur ni agitation, de ne plus avoir de crises.

Le 10, elle me dit qu’elle n’y pense plus tant ; elle mange avec plus d’appétit. Continuation des suggestions tous les jours. L’enfant va tous les jours mieux.

Le 18, on note: l'agitation nocturne qu'elle avait a complètement disparu , elle ne se sent plus nerveuse ; elle dit même qu’elle ne pense plus à l'événement qui avait causé sa maladie, que son imagination n’est plus obsédée ; elle mange bien, dort bien; elle demande à coucher seule dans sa chambre, n'ayant plus aucune peur pour la nuit, ce qu’elle avait eu jusque-là.

La guérison se maintient, l’énervement disparaît graduellement, iln'y à plus aucune tendance aux crises. Le 30 mars, l'enfant rentre dans sa famille.

Le 1° avril, le père m'écrit qu’elle est rentrée au lycée, heureuse de se remettre à ses études et continue à aller très bien. La guérison s'est maintenue.

C’est un cas d’hystérie psychique. Comme parfois, dans l’hystérie traumatique, la première crise convulsion ne se manifeste qu’au bout d’un certain temps après la cause, quatre mois après la frayeur déterminante. Cette crise avait été précédée d’un état nerveux, tristesse, cauchemars, agitation. L’impression morale vive qui avait créé cet état se manifestait dans ces crises par des hallucinations réveillant le souvenir du drame effrayant qui s'imposait à cette imagination. En quelques jours la suggestion a rétabli un calme définitif, alors que depuis dix-huit mois, tous les autres traitements avaient échoué.

OBsEervrion XX VII. — Hyperesthésie circonscrite en un point de la région précordiale. — Pseudo-angine de poitrine. — Crises d'hystérie respiratoire et cardiaque. — Affaiblissement progressif. —

Insuccès de toutes les médications instituées depuis trois ans. —

Apparence de mort prochaine. — Guérison par suggestion.

Mme M..., âgée de vingt-six ans en janvier 1889, mariée avec un

médecin de la région, un de mes anciens élèves, est née de parents:

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