‹ Hypnotisme, suggestion, psychotheŕapie (volume 3)Chapitre 163 sur 271 · LUE · texte numérisé non relu

LUE

dun de

A di

comme pour arracher la douleur qui l’étreint au cœur ; la dypsnée devient extraordinaire, les muscles du cou se contractent énergiquement et se gonflent ; la face, pâle, est couverte de sueurs froides. La malade, qui ne perd pas connaissance, ne voit plus et n'entend plus. Cela dure plusieurs heures.

Dans les derniers jours de novembre et dans les premiers de

décembre, les crises se répètent avec une violence progressive et une durée plus longue qui va jusqu’à cinq heures. A partir de ce moment, l’état général s'aggrave; la fièvre, les sueurs sont permanentes ; la malade ne mañge plus, n’a plus de sommeil, ne peut plus faire le moindre mouvement sans provoquer aussitôt une -vive douleur au niveau du cœur. L’amaigrissement et l’anémie font des progrès rapides. Tout espoir semble perdu aux deux médecins qui la soignent.

Pendant les trois années qu’a duré cette maladie, tous les traitements internes, antipasmodiques, tous les anti-névralgiques, tous les révulsifs, l’électrisation à courants continus ont été employés sans résultat. Les injections de morphine pouvaient seules atténuer les crises. Peu à peu la malade en prit l'habitude et il fallut en augmenter le nombre. On se servit d’une solution très faible, 1 gramme pour 125, dont il fallut faire, pendant près de deux ans, au moins dix injections par jour. Au mois d'août 1888, la morphine fut remplacée par la cocaïne, qui sembla d’abord donner de meilleurs résultats contre les douleurs et les étouffements. La malade en prit vite l'habitude ; le mari diminua la force de la solution à mesure que la malade réclamait des injections de plus en plus nombreuses. Dans les derniers mois, la solution employée était de 1 gramme sur 200 ; mais il dut rester constamment au chevet de sa malade et faire 30 injections (seringue complète) par jour, c’est-à-dire 15 centigrammes de cocaïne par jour.

La malade revint me voir vers le 27 novembre; elle entra au pensionnat de l’hôpital civil, elle était pâle, anémique, maigre ; sa température était de 389,5; le pouls à 90. La région précordiale gauche était criblée par les injections de cocaïne, au point que le sein ratatiné et induré ressemblait presque à un squirrhe atrophique.

La douleur à la pression du cinquième espace était excessive; c'était un gémissement continu. J’assistai à une crise, avec mon collègue le docteur Vautrin, qui était à l'hôpital et avait été appelé en toute hâte.

Le spectacle était effrayant. La respiration était courte, fréquente, suspirieuse, spasmodique, régulière, comptant plus de

Gelée SRE CA SO ET MN SO LS CES ES + & Fr

Page 1