PASSES ET MANIPUCLATIONS MAGNÉTIQUES
temps pour bien établir la communication entre les deux fluides. Il reporte ensuite les mains sur les épaules du magnétisé, les y laisse pendant quelques minutes et les redescend ensuite à une petite distance des bras et des cuisses jusqu'aux genoux. Il reprend ensuite les pouces et recommence plusieurs fois la même manœuvre. Il place après cela ses mains au-dessus de la tête de la personne, les redescend doucement jusqu'aux genoux et recommence plusieurs fois le même mouvement. Il peut ensuite les placer sur les côtés de manière que ses deux pouces viennent se joindre au creux de l’estomac, ou bien il les appuie sur les tempes, puis les fait redescendre pour recommencer et ainsi de suite en variant de temps en temps les mouvements toujours de haut en bas. L'auteur ajoute : « Je suis persuadé que la seule condition nécessaire pour obtenir les effets dus au contact des fluides est d’agir avec volonté ferme et avec confiance, la nature des mouvements qu’on opère est assez indifférente en soi-même. »
Le docteur Esdaile de Calcutta employait, en 1846, le procédé suivant des magnétiseurs indous : « L’individu est étendu sur le dos dans une salle obscure ; le magnétiseur se place à la tête du lit et se penche sur le malade, de manière à ce que son visage touche presque le sien. Une de ses mains est appliquée sur le creux épigastrique du patient, tandis que l’autre fait des passes sur sa figure et principalement sur ses yeux. En outre, il lui souffle doucement et fréquemment dans le nez, entre les lèvres et sur les globes oculaires. »
Les passes et les manipulatious plus ou moins simplifiées, variables avec chaque opérateur, ont persisté jusqu’à nos jours. Cependant, la formule vraie de l'hypnose était trouvée depuis 1814 par l’abbé Faria. Convaincu que l’imagination du sujet était tout, que le fluide n’était rien, l’abbé Faria hypnotisait par simple affirmation, par simple suggestion. I faisait asseoir le sujet commodément, lui disait
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