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en prononçant sept lettres de l'alphabet pour guérir un mal d'estomac.
Le culte catholique était expurgé de sa mixture orientale et païenne. Le fanatisme religieux détruisit toutes les traces, bonnes ou mauvaises, du paganisme. Mais la théosophie des magiciens fut remplacée par le fanatisme de moines ignorants qui eurent de nouveau, à partir du vr° siècle, le monopole presque exclusif de la médecine. Médecine purement religieuse, par les prières, les cérémonies, les reliques, elle continuait sous la foi chrétienne ce que faisaient les prêtres d’Esculape dans les temples païens !
Les tombeaux des saints, de sainte Ida, de saint Martin de Tours et autres, les cendres et les reliques des saints, remplactrent les talismans de la magie orientale ; le pape Étienne III fit des cures dans le couvent de Saint-Denispar l'intervention des apôtres ; saint Gui guérit l’empereur Othon le Grand.
Au vi siècle, saint Benoît de Mursie fonda, au pied des Apennins, le couvent de Monte-Cassino ; il prescrivit à ses moines de guérir les malades par des prières et des conjurations, et leur défendit l'instruction. Mais déjà, vers Île. Ix° siècle, ils s’écartèrent de cette règle, traduisirent les ouvrages des Arabes, et étudièrent l’art de guérir par les remèdes.
Une autre école fut fondée par les Bénédictins à Salerne, Saint Mathieu était Le patron du couvent, et ses reliques, ainsi que celles de sainte Thècle, sainte Archélaïs et sainte Suzanne, y guérissaient les malades dès le x° siècle. Dans le xu°, saint Bernard y fut appelé pour guérir par ses miracles ceux que les médecins n'avaient pu soulaser. Vers le x1° siècle, les moines de Salerne commençaient déjà, comme ceux de Monte-Cassino, à étudier les livres grecs et arabes et associèrent la médecine naturelle au surnaturel.
Les Croisades réveillèrent la superstition; les miracles,
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