COMMENT DOIT-ON TRAITER LA NÉVROSE PALUDÉENNE
Deux choses sont à considérer dans la maladie qui nous oceupe. D'une part, en effet, le malade est sous le coup d'une intoxication qui, dans certains cas, peut être très avancée ; d'autre part, nous ne saurions oublier que nous avons aussi un nerveux à traiter.
Ici, en effet, le terrain sur lequel s’est établiela malaria était déjà préparé par hérédité à faire de l'hystérie, et il n’y a pas” manqué. C'est done sur ces deux éléments morbides : paludisme et hystérie, que doit porter tout l'effort du traitement.
Mais pour atteindre ce but, il n'est point nécessaire de rechercher une médication nouvelle. lei nous n’aurons qu'à appliquer les ressources que la thérapeutique générale de la malaria et de l’hystérie a mises à notre disposition.
Cependant, nous plaçant à un point de vue clinique, nous envisagerons deux cas possibles et qui se présenteront souvent dans la pratique.fl peut arriver, en effet, que le paludéen qui devient hystérique soit dans un état tel que la médication la plus prompte s'impose. Dans ce cas, l'indication est d'agir vite. Dans l'hypothèse contraire, c'est-à-dire lorsque la maladie s'annonce avec ses prodromes ordinaires, quand rien d'alarmant ne se produit, quand l’évolution est lente et progressive, alors la médication pourra être aussi plus méthodique, plus appropriée aux diverses phases de l'affection.